Les Boutographies

Un événement soutenu par les Actions Culturelles.

Si l’on devait qualifier d’un mot cette nouvelle édition, ce serait maturité. La plupart des jeunes photographes qui accrocheront cette année sur les cimaises du Pavillon Populaire ont déjà franchi plusieurs étapes importantes dans l’affirmation de leur art. Documents, installations, mises en espace élaborées, images puissantes ou délicates : tous les travaux qui sont présentés témoignent d’un engagement sans concession dans le processus d’expression photographique. Ils présentent, comme c’est la tradition aux Boutographies, un large éventail de représentations des mondes intérieurs et des mondes extérieurs faisant ainsi affleurer, à la surface des êtres et des choses, ce qui les habite en profondeur : inquiétudes et fantasmagories, signaux pour l’avenir, signes de l’époque et sensations indéfinissables.

Pays de forte tradition photographique l’Allemagne est très présente cette année. Trois photographes Jan Q. Maschinski, Regine Petersen et Ulrike Schmitz et trois approches très différentes, mais aussi une exposition malicieuse et irrévérencieuse envers les icônes de la Nouvelle objectivité allemande–les fameux époux Becher- par le jeune arlésien Sven Renault.
Les Boutographies donnent également à voir des mondes lointains, mais avec des images inattendues, nées d’une relation intime aux lieux et aux espaces. C’est le cas avec l’après-Fukushima de Miho Kajioka, artiste japonaise installée à Barcelone, et le Proche-orient de Sara Munari, auteure italienne à la démarche très personnelle.
Du nouveau documentaire aux images puissantes et inspirées montre la Russie des marges (Elena Chernyshova) et le Japon des Yakusas (Anton Kusters). Delphine Burtin, déjà présente aux Boutographies 2013 et repérée depuis par la fondation Aperture, est présente à nouveau avec une installation très élaborée. Marine Lupercale  présente ses images folles et magnifiques. Le monde de l’adolescence est présent avec la belle exposition de Titus Simoens, photographe venu d’Anvers, tandis que Marine Lanier, Maria-do-Mar Rêgo et Laura Lafon nous apportent des séries sensibles, marquées par une forte implication personnelle. Enfin, le festival Fotoleggendo vous fait découvrir un jeune auteur italien au travail enthousiasmant, à qui nous avons décerné le prix Echange de l’année : Giuseppe Moccia.

Vingt photographes sélectionnés en projection complètent les quinze « accrochés », ainsi  qu’une programmation Hors-les-murs qui s’enrichit cette année de nouveaux lieux et de talents de réputation internationale. Une occasion unique pour lesmontpelliérains, et tous les autres, d’une très belle balade photographique dans la ville.

  • ARTE remettra un coup de cœur à l’un des photographes de la sélection du jury.

    www.boutographies.com

    Informations au 09.54.48.07.46

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