Info et société

Réfugiés : le camp de Moria est "une bombe sanitaire"

"Bombe sanitaire", tels sont les mots du porte-parole du gouvernement grec, Stelios Petsas, pour qualifier le camp surpeuplé de Moria, où la menace d'une propagation du coronavirus laisse planer l'ombre d'une catastrophe à venir. L’île grecque de Lesbos est devenue une prison à ciel ouvert où s’entassent, dans des conditions inhumaines, des dizaines de milliers de migrants, dans l’espoir d’obtenir l’asile en Europe. Avant le Covid-19, la situation était déjà loin de s’arranger, et ce notamment depuis que la Turquie a annoncé le 28 février qu’elle ouvrait ses frontières avec la Grèce. Résultat : l’hostilité de la population locale est grandissante, alors que l’Europe semble décidée à garder les murs de sa forteresse coûte que coûte - à l'exception de l'Allemagne, qui a acceptée d'accueillir un premier petit groupe de mineurs isolés, le 18 avril. ARTE Info vous propose un éclairage sur ce que le sociologue suisse Jean Ziegler nomme "la honte de l'Europe".
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