Côte d'Ivoire : la présidentielle de tous les dangers

3 min
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En Côte d’Ivoire, l'élection présidentielle du 31 octobre est celle de tous les dangers. Le président sortant Alassane Ouattara brigue un troisième mandat et l'opposition, qui l’accuse de violer la Constitution, appelle à la désobéissance civile.
Cette bataille autour de sa candidature a fait monter la tension d’un cran, dans un pays qui se remet à peine de la sanglante crise post-électorale de 2010, qui avait porté l'actuel président au pouvoir. Plus de 3 000 Ivoiriens avaient alors perdu la vie et les stigmates de ce drame restent encore visibles.

À Duékoué, dans l’ouest du pays, a eu lieu l’un des épisodes les plus sanglants de ce conflit entre 2010 et 2011, des violences entre les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo et ceux de l’actuel chef de l'État.  Des centaines de civils ont été tués et enterrés dans des fosses communes. La justice n’est toujours pas passée, la réconciliation n’a pas eu lieu et les cœurs restent marqués par ces crimes impunis.

Aujourd’hui, la campagne électorale ne mobilise pas vraiment les proches des victimes. Les responsables religieux tentent d’empêcher le retour des affrontements communautaires qui ont fait tant de mal à cette ville de près de 200 000 habitants. La fragile cohabitation entre communautés rivales est au cœur de la présidentielle ivoirienne, alors que les violences ethniques pré-électorales ont déjà fait une quinzaine de morts ces dernières semaines.

  • Journaliste :
    • Landry Kouassi
  • Pays :
    • France
    • Allemagne
  • Année :
    • 2020