Arabella Steinbacher joue J.-S. Bach et Arvo PärtAvec l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg

72 min
Disponible du 11/12/2020 au 21/11/2021
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Violoniste virtuose connue pour son ton cristallin et son répertoire extrêmement vaste, Arabella Steinbacher est une des meilleures violonistes de sa génération. Sous la baguette de Marko Letonja et accompagnée par l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, elle joue le concerto pour violon et orchestre en la mineur n°1 de Jean-Sébastien Bach et Fratres d’Arvo Pärt. L’orchestre joue dans la deuxième partie de ce concert Rendering de Luciano Berio et un extrait de Rosamunde de Franz Schubert. 

En décembre 1717, Bach est nommé à Cothen, en Allemagne. La musique religieuse y passe au second plan car le culte réformé calviniste de la cour ne tolère aucune musique durant les offices. À Cothen, Bach a toute la confiance du prince Léopold d’Anhalt-Köthen et il travaille sans se préoccuper des soucis matériels. Hélas, en juillet 1720, au retour d’un voyage à Carlsbad, il apprend la disparition de sa femme, Maria Barbara. Elle fait suite à la perte de deux de ses six enfants. La frénésie qu’il déploie dans le travail lui permet d’oublier la tristesse du quotidien. C’est durant la période de Cothen - considérée comme l’une des plus productives de sa vie - qu’il écrit le concerto pour violon en la mineur, une pièce dont la structure est héritée de l’école italienne avec ses trois mouvements caractéristiques : vif, lent, vif.

Fratres (Frères) est probablement l’œuvre la plus célèbre d’Arvo Pärt. Elle marque une rupture profonde avec ses partitions antérieures. Pour le musicien estonien, la disparition du compositeur anglais Benjamin Britten, en 1976, fut une sorte de révélateur qui lui inspira ce nouveau style musical, qu’il nomme « tintinnabuli ». Il ne travaille désormais plus que sur les quelques notes d’un accord parfait, qu’il fait se répéter dans une tintinnabulation des voix : « Deux, trois notes… L’essence doit être là, indépendamment des instruments » explique-t-il.

Musicien de l’esthétique sérielle à l’origine, Luciano Berio expérimente de nouvelles façons de créer par les techniques du collage notamment tout en restant attaché à un répertoire plus classique. Avec Rendering, le compositeur italien s’intéresse à la reconstitution de la Symphonie n°10 dont Schubert avait couché quelques motifs au piano, au début du mois d’octobre 1828 (il meurt le 19 novembre). Son œuvre remplit les espaces vierges avec sa propre musique. L’ensemble donne l’impression d’une fresque lumineuse enchâssée dans une structure contemporaine qui prend vie.

La musique de scène Rosamunde,Fürstin von Zypern – Princesse de Chypre – fut composée pour le drame de Helmina von Chézy. Il s’agit d’une grande épopée romantique en quatre actes. Dix numéros composent la musique de scène qui accompagne les quatre actes. Elle s’achève par le second ballet, en sol majeur, probablement le morceau le plus célèbre de l’ouvrage. Il est avant tout instrumental, symphonique, et c’est l’une des partitions les plus remarquables de Schubert. Sa texture musicale se révèle d’une qualité comparable à celle de la Symphonie en si mineur « Inachevée ».


  • Production :
    • Ozango
  • Avec :
    • Arabella Steinbacher
  • Direction musicale :
    • Marko Letonja
  • Orchestre :
    • Orchestre philharmonique de Strasbourg
  • Pays :
    • France
  • Année :
    • 2020