À suivre

84 min
Disponible du 14/09/2020 au 19/11/2020
Sous-titrage malentendant
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Peut-on se mettre à la place d’une victime de violence sexuelle ? Le récit d’un viol, interprété par quatorze hommes et femmes. Empathique et nécessaire. 

Ada avait 19 ans quand elle a subi une agression sexuelle, mais elle n’a déposé plainte que dix ans plus tard. De son témoignage interprété par quatorze hommes et femmes, à la première comme à la troisième personne, émerge le vécu empathique d’un traumatisme qui tisse la possibilité d’un "nous". 

Qestions taboues

Peut-on se mettre à la place d’une victime de violence sexuelle ? La réalisatrice Alexe Poukine traite du récit du viol, douloureux passage obligé pour les personnes agressées et objet de toutes les interprétations sous le poids des stéréotypes, des préjugés et du patriarcat... Dans la bouche des différents interprètes, l’histoire d’Ada − à laquelle d’autres aussi effroyablement banales font écho − devient universelle, mais se charge aussi de doute et de suspicion, plaçant le téléspectateur dans l’inconfortable et dérangeante position de juge, et l’obligeant à explorer ses propres a priori. Car, au fil du film, des questions intimes restées taboues affleurent : ai-je le droit de m’être sentie dépossédée de mon corps au cours d’une telle expérience ? Puis-je en parler ? Que signifie le consentement pour moi ? Entrelaçant voix et visages, mots et maux, dans un montage délicat, Sans frapper répond au jeu dévastateur de l’abus de pouvoir par un autre jeu, bénéfique et porteur d’espoir : celui d’une communauté qui s’exprime. 


  • Réalisation :
    • Alexe Poukine
  • Pays :
    • France
  • Année :
    • 2019