Chili : "Nous continuerons à manifester"

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Disponible du 20/05/2020 au 22/05/2022
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Le 18 mai, des émeutes de la faim ont explosé dans la banlieue de la capitale chilienne confinée. Les habitants dénoncent une grave crise sociale et le manque d’aides d’un gouvernement fortement critiqué depuis octobre 2019. Acteurs importants de la mobilisation, les mouvements féministes réclament un changement de société et s’organisent pour continuer les revendications après le confinement.
Le violeur c'est toi !” Ces mots ont résonné dans les rues au Chili, en Amérique latine et dans le monde entier dès octobre dernier. La performance a été créée par le collectif féministe chilien Las Tesis. Objectif : défendre les droits des femmes et des minorités, promouvoir l’égalité mais aussi dénoncer l’inaction de l’Etat, les dérives d’un système patriarcal et néolibéral et inviter à repenser la société. Car au Chili, le système politique et économique est de plus en plus critiqué, comme l’explique Jorge Saavedra Utman, enseignant à l’Université de Cambridge et expert en mouvements sociaux en Amérique latine.

Depuis octobre, les manifestants descendent régulièrement dans les rues pour dénoncer un mal-être qui s’enracine depuis plus de trente ans. Figures phares du mouvement, les collectifs féministes ont gagné en légitimité. Andrea Garmendia Gavia et Marcela Tapia Rezzio sont membres du collectif féministe Ckalama. Si la pandémie et le confinement les empêchent de se réunir physiquement pour mener leurs actions, elles s’activent sur les réseaux sociaux, bien décidées à poursuivre la lutte après le confinement.

  • Journaliste :
    • Jonas Dunkel et Marion Roussey
  • Pays :
    • France
  • Année :
    • 2020