Francescatti et Casadesus interprètent la Sonate à Kreutzer de Beethoven

54 min
Disponible du 15/12/2019 au 14/06/2020
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Le pianiste Robert Casadesus et le violoniste Zino Francescatti sont reconnus pour leurs interprétations des sonates de Beethoven. C’est donc naturellement cette archive de leur interprétation de la sonate pour piano et violon n°9 en la majeur – une des œuvres les plus étonnantes et les plus osées de Beethoven – que nous avons choisis de vous proposer pour célébrer les 250 ans de la naissance du compositeur allemand. Un concert enregistré en 1970 à Paris. 

Composée en 1803, la sonate pour piano et violon n°9 en la majeur (opus 47) est une œuvre pleine de paradoxe et d’ironie. Beethoven a commencé par la fin, en écrivant le troisième mouvement avant les deux premiers. Il se lia d’amitié avec le violoniste George Bridgewater, et finit sa sonate précipitamment avant de la faire jouer par son nouvel ami musicien, auquel il aurait dédié l’œuvre. Une querelle entre les deux hommes éclata plus tard et Beethoven aurait changé la dédicace pour l’attribuer à un violoniste français qu’il appréciait beaucoup, Rodolphe Kreutzer. La critique de l’époque et Kreutzer lui-même jugèrent très sévèrement cette sonate d’un genre nouveau – « écrite presque comme un concerto » comme l’écrit le compositeur lui-même –, alors qu’il s’agit aujourd’hui de la sonate pour piano et violon de Beethoven la plus célèbre et la plus jouée. Mettant en relief avec brio la dualité des instruments, cette œuvre se distingue également par le fort contraste de tempo et de timbre : de l’introduction lente au violon, on arrive à une ouverture du dernier mouvement brutale et exubérante qui s’achève dans une course effrénée. Pas de doute : avec cette œuvre, Beethoven ose.

 

A ce programme s’ajoute la sonate pour piano n°7 en ré majeur (opus 10.3) composée 5 ou 6 ans auparavant. Une œuvre en quatre mouvements certes moins étonnante que la précédente mais tout à fait aboutie et maîtrisée. Une sonate qui nous permet d’admirer la virtuosité et l’élégance du jeu de Robert Casadesus dans toute sa simplicité.


  • Réalisation :
    • Pierre-Olivier Bardet
  • Avec :
    • Zino Francescatti
    • Robert Casadesus
  • Pays :
    • Allemagne
  • Année :
    • 2005