ARTE Regards - Moins de stress pour les animaux d’élevage

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33 min
Disponible du 02/09/2020 au 30/11/2020
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Nils Müller et Claudia Wanger, deux éleveurs des environs de Zurich, sont les pionniers de l’abattage au pâturage. En 2014, ils sont les seuls à avoir obtenu une autorisation spéciale pour abattre leurs bêtes au fusil directement en prairie. Ils veulent ainsi épargner à leurs animaux du stress et de la peur juste avant de mourir, lorsqu’ils sont en chemin pour l’abattoir.

Pour ceux qui pratiquent l’abattage au pâturage, tout est une question de moment. Il faut attendre que la bête regarde au bon endroit, qu’elle tourne la tête du bon côté, et alors tirer. Un geste tout sauf anodin et une véritable responsabilité. En s’entourant d’associations de protection des animaux, de scientifiques et de responsables politiques, des éleveurs suisses sont parvenus à faire changer la loi. Depuis le 1er juillet 2020, l’abattage au pâturage et à la ferme sont dans l’ensemble autorisés, soit au fusil soit au pistolet d’abattage. Une étape importante, selon Nils Müller. Avec cette décision, la Suisse surpasse largement l’Union européenne en matière de bien-être animal. De nombreux agriculteurs européens espèrent des avancées dans ce domaine. C’est notamment le cas de Mechthild Knösel dont l’exploitation se situe au bord du lac de Constance en Allemagne. Mais les services vétérinaires lui mettent des bâtons dans les roues et invoquent le droit européen. Pour l’éleveuse, l’UE devrait s’inspirer du modèle suisse et faciliter l’abattage à la ferme.

 


  • Pays :
    • Allemagne
  • Année :
    • 2020