Un Nobel de médecine à couper le souffle

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Disponible du 07/10/2019 au 07/11/2019
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Les caprices d'O2 : le prix de médecine a ouvert lundi la saison Nobel en consacrant deux Américains et un Britannique auteurs de découvertes sur l'adaptation des cellules au manque d'oxygène, qui ouvrent des perspectives prometteuses dans le traitement du cancer et de l'anémie.
Cette nouvelle édition des récompenses les plus convoitées au monde dans les six disciplines honorées culminera avec la littérature jeudi, pour laquelle seront dévoilés deux lauréats au titre des années 2018 et 2019, et le prix de la paix décerné vendredi à Oslo. Les chercheurs américains William Kaelin et Gregg Semenza et leur collègue britannique Sir Peter Ratcliffe ont été distingués coinjointement et se partageront la somme de 9 millions de couronnes (830.000 euros).

"L'importance fondamentale de l'oxygène est connue depuis des siècles" et son fonctionnement dans le métabolisme animal mieux compris depuis Lavoisier, "mais le processus d'adaptation des cellules aux variations de niveau d'oxygène est longtemps resté un mystère", a expliqué dans ses attendus l'Assemblée Nobel de l'Institut Karolinska à Stockholm, qui avait reçu 633 nominations cette année.

Altitude, exercice physique, anémie : ces mécanismes jouent également un rôle central dans les tumeurs dont la croissance dépend de l'apport en oxygène du sang, en particulier certains cancers à progression rapide, comme celui du foie, qui consomment tellement d'énergie qu'ils brûlent tout l'oxygène disponible autour d'eux.

"Des efforts intenses en cours dans les laboratoires universitaires et les entreprises pharmaceutiques se concentrent maintenant sur le développement de médicaments capables d'interférer à différents stade d'une pathologie, en activant ou en bloquant le mécanisme de captation de l'oxygène", selon le jury Nobel.

  • Journaliste :
    • Robert Handrack
  • Pays :
    • France
    • Allemagne
  • Année :
    • 2019