Nouvelle Calédonie : la terre en partage
ARTE Reportage

25 min
Disponible du 01/11/2018 au 03/11/2021
Disponible en direct : non
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Sous prétexte de vouloir décoloniser, l'Etat français a contribué à créer un déséquilibre agricole entre Kanaks et Caldoches…

Le 4 novembre 2018 se déroulera le premier des trois référendums sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Les électeurs ont le choix entre l'indépendance ou le maintien dans la République Française.

Cette consultation a été rendue possible grâce aux accords de Matignon de 1988 qui actent la notion de "rééquilibrage", notamment territorial. Comment celui-ci s'effectue-t-il concrètement ?

Un établissement public d’Etat, l'ADRAF (Agence de Développement Rural et d'Aménagement Foncier), rachète les terres laissées en friche et les réattribue à des Kanaks qui, dans les années 80, ont chassé les Caldoches (Européens) de leurs exploitations et les ont obligés à tout laisser derrière eux. Ce partage du foncier sur des bases ethniques, impensable en métropole, est la règle dans ce confetti français du Pacifique.

Cette redistribution a eu un effet paradoxal : créer deux types d'agricultures qui, aujourd'hui, n'ont pas le même poids économique. Dans l'Est, plus montagneux, les exploitants kanaks cultivent essentiellement ignames et taros et visent l'autosubsistance alimentaire. Dans l'Ouest, où les grandes plaines se prêtent davantage aux pâturages, les domaines caldoches produisent de la viande et des céréales en quantité abondante.

Et si la décolonisation des terres avait eu pour effet paradoxal de créer un vrai déséquilibre agricole ?


Réalisation :

William Irigoyen

Auteur :

William Irigoyen

Pays :

France

Année :

2018