28 Minutes
El Aswany / Les États tyranniques, des partenaires comme les autres ? (09/10/2018)

44 min
Disponible du 09/10/2018 au 08/12/2018
Disponible en direct : oui

Entretien avec l'Égyptien El Aswany, dont le nouveau roman, "J’ai couru vers le Nil", est interdit dans son pays / Les États tyranniques peuvent-ils être des partenaires comme les autres ? Débat avec François Clemenceau, rédacteur en chef international au Journal du Dimanche, Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France, et Pierre Grosser, historien.

El Aswany : le printemps égyptien n'est pas fini
Il dit avoir pleuré en écrivant la scène qui donne son titre au livre. Mais il y a aussi beaucoup de lumière dans la galerie de portraits de "J’ai couru vers le Nil", le nouveau roman de l’écrivain égyptien Alaa El Aswany. L’histoire ? Celle de la révolution de 2011, au nom de fleur, portée par des jeunes assoiffés de liberté. Ainsi, place Tahrir, se croisent les amoureux Asma et Mazan, membres du mouvement Kifaya ("ça suffit !" en arabe), Nourhane l’ambitieuse, les étudiants Khaled et Dania, Achraf, le bourgeois copte, mais aussi un ancien communiste, un général… "Ce peuple que l’on a toujours accusé de soumission se soulève comme un géant pour renverser le dictateur qui l’a humilié pendant 30 ans". Ode à la jeunesse révolutionnaire face à ce "tigre blessé" qu’est la dictature, "J’ai couru vers le Nil", interdit en Égypte, est paru aux éditions Actes Sud. Alaa El Aswany, écrivain engagé traduit dans 37 langues, est dans "28 Minutes".


Les États tyranniques peuvent-ils être des partenaires comme les autres ?
Deux disparitions inquiétantes agitent la diplomatie internationale. Celle du patron chinois d’Interpol, Meng Hongwei, qui n’a plus donné signe de vie depuis plus de dix jours alors qu’il se rendait en Chine. Un seul indice : le gouvernement chinois a annoncé que Hongwei était visé par une enquête dans son pays contre la corruption. Peu de temps après, Interpol a reçu la lettre de démission de son président, alors qu’il reste introuvable. En Turquie, la disparition d’un journaliste saoudien reconnu, Jamal Khashoggi, interroge sur les dérives autoritaires du pouvoir. Plusieurs sources policières indiquent qu’il aurait été assassiné au consulat d’Istanbul. Pour éviter des conflits diplomatiques, Riyad cherche à discréditer la piste d’un assassinat politique. Alors que certaines puissances bafouent les droits de l’Homme, les États doivent-ils les laisser agir en toute impunité au nom de leurs propres intérêts ? Peut-on dénoncer leurs agissements tout en conservant des relations avec eux ? Pour en débattre, nous recevons François Clemenceau, rédacteur en chef international au Journal du DimancheCécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France, et Pierre Grosser, historien et professeur à Sciences Po Paris.


Présentation :

Elisabeth Quin

Pays :

France

Année :

2018
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