L'encre de Chine

54 min
Disponible en direct : oui
Sous-titrage malentendant

Un film-essai en forme de portrait chinois de son auteur Ghassan Salhab, en transit dans un Proche-Orient qui ne cesse de se défaire. Des éclats poétiques pour évoquer l'impermanence des vies dans un monde rythmé par les guerres.

Un jour, le réalisateur libanais Ghassan Salhab doit brusquement quitter l’appartement de Beyrouth où il vivait depuis douze ans. Il se souvient alors avoir toujours voulu filmer à travers chaque fenêtre l’extérieur des différents lieux où il avait vécu. Ce départ annoncé est l'occasion idéale. Poussé par l'urgence, il choisit d'additionner les plans pris avec son téléphone – suivant les circonstances et l'inspiration – avec d'autres images plus anciennes, conservées au départ sans but précis. Lié par ses notes lues en voix off, des extraits de livres ou des sons qu’il a recueillis par hasard, son film est un work in progress sans structure préétablie, qui prend forme au fur et à mesure de ce qui advient, s’ajoute ou s’élimine. Comme un négatif qui se "révèle" progressivement. Se dévoile alors un portrait fragmenté du Liban et du Proche-Orient, doublé d'une réflexion sur l'ici et l'ailleurs, représenté par le Sénégal de son enfance. Le spectre des guerres régionales agit comme une ombre portée sur certaines séquences mais Ghassan Salhab n’a pas voulu les filmer, ni les commenter, cherchant plutôt les résonances entre les conflits et sa vie. Une composition profondément personnelle, inclassable.


Réalisation :

Ghassan Salhab

Pays :

Liban

Année :

2016