Poutine contre les USA (2/2)
Un assaut contre la démocratie nord-américaine

51 min.
Disponible du 16/01/2018 au 15/02/2018
Prochaine diffusion : vendredi 26 janvier à 10h15
Version française

Comment la Russie s'est immiscée dans la course à la présidence américaine en faveur de Donald Trump. Un an après son intronisation, cette enquête fouillée résume les grandes lignes d'une ingérence sans précédent. Second volet.

Comment les relations entre les deux superpuissances n’ont cessé de se détériorer pour s'enflammer, fin 2013, à propos de l'Ukraine et du soutien affiché de la secrétaire d'État Hillary Clinton au mouvement de Maïdan. Cette seconde partie décrit en détail l’escalade de l’ingérence russe, qui pour les services secrets américains ne fait aucun doute quand, par exemple, le peu diplomatique “F… the EU” (“que l’UE aille se faire f…”) proféré par Victoria Nuland, une pointure du département d’État, lors d’une conversation téléphonique avec l’ambassadeur américain, est intercepté et transmis à la presse. Lors de l'invasion de la Crimée, quelques semaines plus tard, Vladimir Poutine teste habilement le camp occidental, parvenant grâce à cette offensive “hybride”, faite de désinformation et d’agression militaire, à imposer le fait accompli. Les agences de renseignement américaines estiment que le coup suivant s’est joué avant l’élection, notamment grâce aux cyberattaques qui ont permis de s’emparer de milliers d’e-mails internes du Democratic National Council (DNC), la plus haute instance du Parti démocrate, rendus publics par Wikileaks. Les interlocuteurs de Michael Kirk ne révèlent pas comment ils ont acquis la certitude que Poutine en était responsable, mais donnent une explication plausible de son motif : prouver que les valeurs démocratiques dont les États-Unis se veulent les champions relèvent du leurre.



Une guerre froide "hybride"

L'intrusion russe dans les rouages de l'élection présidentielle américaine pour faire battre Hillary Clinton est-elle avérée ? Et si oui, quels sont les motifs et le modus operandi de ce qui constituerait alors une offensive sans précédent contre une nation étrangère en temps de paix ? En janvier 2017, trois semaines avant l'intronisation de Donald Trump à la Maison-Blanche, les agences de renseignement américaines ont publié un rapport accusant le président russe Vladimir Poutine d'avoir planifié des cyberattaques coordonnées afin d'influer sur le cours de la campagne, sans toutefois en livrer les preuves, "classifiées", selon le jargon en vigueur. Près d'un an plus tard, au fil d'une enquête de six mois pour laquelle elle a interviewé au total cinquante-six sources (responsables politiques et militaires, journalistes et analystes majoritairement américains mais aussi russes, dont l'ex-directeur de la CIA John Brennan et l'ex-directeur de la NSA James Clapper, tous deux limogés par Donald Trump), l'équipe de Frontline accrédite ces accusations. Remontant à la prise du pouvoir de Vladimir Poutine pour en éclairer les motivations profondes, Michael Kirk s'attache ensuite à détailler ce vertigineux chapitre d'une guerre froide "hybride" qui n'en est peut-être qu'à ses débuts.


Générique

Réalisation :

Michael Kirk

Pays :

Etats-Unis

Année :

2017