Traumatismes : sont-ils héréditaires ?

extrait (2 min)
Disponible du 21/09/2018 au 21/10/2018
Disponible en direct : oui
Prochaine diffusion le dimanche 23 septembre à 00h55
Version françaiseVersion originale

Les drames vécus par les parents influenceraient le comportement et même le génome de leurs descendants. Enquête sur la transmission intergénérationnelle des traumatismes et sur l’avancement de la science en la matière.

Abus sexuels, violences, guerres ou pressions dans l’environnement familial... : les traumatismes graves n’ont pas seulement des répercussions sur ceux qui les ont vécus, mais affectent également les générations suivantes. Comme les victimes de ces agressions, leurs descendants peuvent développer des symptômes comparables, tels que terreurs inexpliquées, cauchemars, troubles du comportement alimentaire ou maladies psychosomatiques. Mais comment se transmettent ces séquelles, observables jusque dans le cerveau ?

Épigénétique
Si, on le sait, les personnes traumatisées dans l’enfance sont susceptibles de reproduire des maltraitances subies, elles peuvent aussi infliger malgré elles à leurs enfants des interactions plus pauvres, facteurs de carences émotionnelles aux conséquences d’autant plus lourdes que le trauma initial est resté tabou. Mais la transmission pourrait aussi intervenir au niveau épigénétique, notamment lors de la grossesse, car les gamètes transmettraient des caractères acquis, inscrivant durablement les traumas dans les gènes des générations futures. S’appuyant sur les plus récentes recherches, cette enquête plonge dans l’histoire d’individus victimes des traumatismes de leurs ascendants, parfois plusieurs générations avant eux, au cours de conflits passés – de la Première Guerre mondiale à la guerre d'Algérie –, et explore les pistes pour affronter ces drames héréditaires.


Réalisation :

Liz Wieskerstrauch

Pays :

Allemagne

Année :

2017