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Diffusion : dimanche 29 octobre à 23h20

Disponible en direct : oui

En ligne du 29 octobre au 06 novembre 2017

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Disparu en 1985, Michel Audiard a été un dialoguiste hors pair du cinéma français. Raconté en archives et par ses proches, notamment par son fils, le cinéaste Jacques Audiard, le portrait mordant d'un artiste au talent inégalé.

Enfant abandonné, formé à l’école de la rue dans le Paris des années 1920, Michel Audiard, certif en poche, tente vainement d’embrasser une carrière de coureur cycliste, avant de se faire voleur de bicyclettes pour survivre sous l’Occupation. Après la guerre, le voilà critique de cinéma dans une revue sur les vedettes et auteur de trois polars où éclate son goût pour les petits malfrats et les blondes plantureuses. La suite est connue : plus de cent films comme dialoguiste dans les années 1950 à 1960, dont les cultissimes "Tontons flingueurs", huit comme réalisateur dans la décennie suivante, et ce talent inégalé pour instiller de l’élégance dans la gouaille, de la tendresse dans le cynisme. Il livre sa recette : "Tout le monde dit des choses intéressantes, il suffit de savoir les écouter. (…) J’ai des lectures, j’ai tout piqué."

Alchimiste du verbe

"C’était un littéraire à l’état pur", confirme son fils Jacques (Palme d’or en 2015 à Cannes pour "Dheepan"), qui, auparavant, s’était toujours refusé à parler de son père en interview. Grand lecteur, Michel Audiard apprécie aussi bien Proust et saint Augustin que Céline. Entre les expressions qu’il chaparde sur les zincs des bistrots pour mieux les ciseler et sa connaissance encyclopédique, il a créé un style jubilatoire qui frotte les registres de langue, du plus soutenu au plus argotique. Dans ce film riche en archives et en témoignages, ses acteurs fétiches Bernard Blier, Lino Ventura, Michel Serrault ("Mortelle randonnée"), Mireille Darc (seule femme de la bande) et son mentor et ami Jean Gabin ("Un singe en hiver") évoquent le grand copain qui leur mettait si bien les mots en bouche. Trente ans après sa disparition, ses tirades demeurent, comme le savoureux : "Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît."

Générique
  • Réalisation : Philippe Pouchain, Yves Riou
  • Pays :France
  • Année :2015
  • Origine :ARTE F
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Bonus et extrait