La mode à mort

53 min
Disponible du 10/02/2019 au 16/02/2019 Dernier jour
Version françaiseVersion originale
Découvrez l'offre VOD-DVD de la boutique ARTE

Deux ans et demi après l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza, à Dacca, qui a fait 1 138 victimes, où en sont les conditions de travail dans l'industrie textile au Bangladesh ? Comment mettre les grands groupes occidentaux devant leurs responsabilités ?

Avec 1 138 victimes, majoritairement des jeunes femmes, l’effondrement en avril 2013 de l’immeuble du Rana Plaza, qui abritait, dans la périphérie de Dacca, plusieurs ateliers de confection, a provoqué un électrochoc mondial. La catastrophe a mis en évidence les conditions de travail proches de l'esclavage imposées aux ouvriers, qui fabriquaient en majorité du prêt-à-porter destiné au marché occidental. Face au scandale, les grandes marques et enseignes ont dû réagir : 200 d'entre elles (dont Auchan, Carrefour, Camaïeu, Casino ou Leclerc en France) ont signé un accord sur la sécurité des usines textiles au Bangladesh. Elles se sont engagées à contrôler les conditions de travail en vigueur chez leurs fournisseurs locaux, afin que celles-ci soient en conformité avec les normes internationales.
Dans le sillage de l’avocate française Marie-Laure Guislain, qui représente des ONG luttant contre les "crimes économiques" et enquête sur l'éventuelle responsabilité d'Auchan, ce documentaire montre que les conditions de travail restent peu ou prou les mêmes dans les ateliers de Dacca : immeubles vétustes, salaires de misère, méthodes de fabrication dangereuses, dont le sablage des jeans, pourtant officiellement interdit car facteur avéré de silicose, une maladie pulmonaire mortelle. Une enquête éloquente, qui pose avec insistance la question des responsabilités, au Bangladesh et au-delà.


Réalisation :

Inge Altemeier
Reinhard Hornung

Pays :

Allemagne

Année :

2015