Isabelle Adjani
2 ou 3 choses qu'on ne sait pas d'elle...

Isabelle Adjani dévoile une part de son mystère, dans un entretien à coeur ouvert ponctué d'archives émouvantes et d'extraits de films, de "L'histoire d'Adèle H." à "Camille Claudel".
On sait d’elle, peut-être, que son père est d’origine algérienne et que sa mère venait d’Allemagne ; qu’à l’âge tendre de 17 ans elle entrait par la grande porte à la Comédie-Française pour être révélée un an plus tard dans une mise en scène de "L'école des femmes" de Jean-Paul Roussillon ; que de "L’histoire d’Adèle H." (1975) à "La journée de la jupe" (2009) en passant par "Possession" (1981), "Camille Claudel" (1988) et "La reine Margot" (1994), elle a marqué ses rôles au cinéma d’une intensité inégalée, récompensée à de multiples reprises (cinq César, deux nominations aux Oscars et deux prix d’interprétation à Cannes). Mais sait-on qu’à 14 ans elle s’était maladroitement teinte en blonde pour décrocher son premier rôle dans "Le petit bougnat" ? Se souvient-on du mélange de naturel et de légèreté qu’elle arborait à ses débuts, quand sa notoriété ne la faisait pas encore souffrir ? Et sait-on l’amour des textes et du jeu qui porte cette extraordinaire comédienne ?
L’acrobate
"Mieux vaut le style que les viscères", rétorque finalement avec humour celle qui se qualifie elle-même d’"acrobate". Commentant archives et extraits de films, mêlant souvenirs intimes et profession de foi, Isabelle Adjani revient sur les étapes d’une carrière qui se confond avec sa vie, face à une caméra complice. Tour à tour femme de tête et éternelle fille fragile, indifférente à son image quand l'émotion prend le dessus en direct, elle dévoile une part du mystère mais brouille les pistes une fois de plus. Et derrière l’aura de la star pointe la sincérité têtue de l’anti-star, qui fut toujours rétive à se laisser enfermer dans les clichés de papier glacé.

Générique

Réalisation :

Frank Dalmat

Pays :

France

Année :

2010