ARTE ReportageIsraël : pauvres vieux / Cap Vert : voleuses de sable

52 min
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Ils livrent les journaux, inspectent les sacs à l’entrée des lieux publics ou fouillent les poubelles des quartiers chics : en Israël, des dizaines de milliers de retraités sont obligés de travailler ou de mendier pour survivre / Chaque jour, des femmes du Cap-Vert ratissent les plages pour récupérer du sable, l’or noir de cet archipel volcanique, qu'elles vendront pour une misère.

ISRAËL : PAUVRES VIEUX
En Israël, une personne âgée sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté, des dizaines de milliers de retraités sont obligés de travailler ou de mendier pour survivre. La précarisation des vieux Israéliens est l’un des symptômes d’une économie ultralibérale, insolemment prospère, mais cruellement inégalitaire. L’idéal de justice sociale des pionniers sionistes, inventeurs d’une microsociété égalitariste – le kibboutz –, est trahi. Si la jeunesse du pays n’est pas prête à renouer avec les idéologies des pères fondateurs, elle lutte, à sa manière, pour combler le fossé social.  Au pays des start-up, les applications d’entraide aux personnes âgées rencontrent un étonnant succès. Certains utilisent les réseaux sociaux pour mener des campagnes pour les rescapés de la Shoah dans le besoin. Ils se battent pour défendre les droits des travailleurs étrangers philippins, auxiliaires de vie de leurs grands-parents. Des quartiers délabrés du sud de Tel-Aviv aux verdoyants kibboutz de Galilée, témoignage d’une réalité trop souvent occultée.

CAP-VERT : LES FORÇATS DU SABLE
Isolée, à sept cent kilomètres au large des côtes sénégalaises, l’île du Cap-Vert ne dispose d’aucune ressource naturelle. Une personne sur quatre vit avec moins de deux euros par jour. Exploiter le sable, l’or noir de cet archipel volcanique, reste le seul moyen de survivre, nourrir sa famille, étudier. Les voleuses de sable, souvent issues de familles monoparentales, vendent leur butin à des constructeurs peu scrupuleux qui fabriquent des parpaings. Aujourd’hui, le sable noir a disparu, seuls restent les galets. Les conséquences environnementales sont désastreuses : érosion accélérée de la côte, appauvrissement de la ressource halieutique et pollution par le sel des nappes phréatiques et des champs avoisinants. Cette exploitation sauvage est officiellement illégale depuis 2010. Mais, malgré la surveillance militaire et policière, les femmes continuent de courber l’échine sur les plages cap verdiennes.


  • Pays :
    • France
  • Année :
    • 2019