ARTE Reportage
Russie : un Mondial en Mordovie / Corée du Nord

52 min
Disponible du 12/01/2019 au 18/01/2019 Dernier jour
Disponible en direct : oui
Version française
Découvrez l'offre VOD-DVD de la boutique ARTE

En juillet 2018 était organisé le Mondial de foot dans 11 villes de Russie, parmi lesquelles la quasi inconnue Saransk, en République de Mordovie : comment ses habitants ont-ils vécu cette sortie de l'anonymat ? / Corée du Nord : Pyongyang, ville vitrine du régime, n’est plus la capitale figée d’un pays à l’économie moribonde, dont la population souffre...

Russie : un Mondial en Mordovie 
Le 15 juillet 2018,  l’équipe de France décrochait à Moscou le titre de championne du monde, marquant la fin d’un Mondial organisé dans onze villes de Russie. Parmi elles, Saransk, à six-cent cinquante  kilomètres à l’Est de la capitale. Cette ville de trois cent mille habitants, quasi inconnue, tout comme la République de Mordovie qui l’abrite, n’a pas été choisie au hasard par Vladimir Poutine. Le président russe a voulu montrer au monde entier la diversité de son pays. Un pari mené à bien grâce à une organisation sans faille autour du stade flambant neuf. Au-delà de l’euphorie de la compétition, comment les habitants de Saransk ont-ils vécu cette année 2018 pendant laquelle leur ville est sortie de l’ombre ?

Corée du Nord : la métamorphose ?
Après des mois d’attente, notre équipe a obtenu l’autorisation exceptionnelle de se rendre en Corée du Nord pour une semaine, sous la surveillance constante de deux guides. Les autorités nord-coréennes sont soucieuses de montrer que Pyongyang n’est plus la capitale figée d’un pays à l’économie moribonde, dont la population souffre. Ville vitrine du régime, la capitale nord-coréenne ne ressemble à aucune autre ville asiatique, ayant été quasi-intégralement rasée par l’aviation américaine pendant la guerre de Corée de 1950 à 1953. Les Soviétiques l’ont aidée à se reconstruire, à la gloire du communisme et de la dynastie Kim. Trois générations d’une dictature qui ne montre aucun signe de faiblesse, malgré les pressions de la communauté internationale. La Corée du Nord, coupée du reste du monde par un embargo économique à chaque essai nucléaire, est l’un des pays les plus pauvres de la planète. La capitale est réservée aux familles les plus fidèles. Trois millions d’habitants, choisis par le régime, dans ce pays qui en compte vingt-cinq millions. Elle est le laboratoire d’une nouvelle stratégie économique depuis six ans. Quartier après quartier, Pyongyang fait peau neuve. L’autre fierté du régime : ses nouvelles capacités industrielles. La clé de l’embellie économique tiendrait en deux mots : innovation et adaptation. Dans cette quête de progrès, Kim Jong-un redistribue les rôles. Les héros d’hier, le paysan et sa faucille, l’ouvrier et son marteau, mais aussi l’intellectuel et son pinceau, sont éclipsés par les nouveaux héros de la nation : les scientifiques. Kim Jong-un a placé en eux tous les espoirs de survie de la dictature.


Pays :

France

Année :

2019