ARTE Reportage
USA : Arizona, les "Midterms" de la discorde / Nouvelle Calédonie : la terre en partage ?

53 min
Disponible du 03/11/2018 au 02/12/2018
Disponible en direct : oui
Version française

Après l’élection de Donald Trump, les Américains sont appelés à voter pour les "midterms", les élections à mi-mandat, qui s’assimilent déjà à un référendum pro ou anti Trump -L’Etat de l’Arizona, traditionnellement Républicain, pourrait enregistrer des scores favorables au camp démocrate -Sous prétexte de vouloir décoloniser, l'Etat français a contribué à créer un déséquilibre agricole entre Kanaks et Caldoches

USA : ARIZONA, LES "MIDTERMS" DE LA DISCORDE
Deux ans après l’élection de Donald Trump, les élections à mi-mandat  -les "midterms "-, s’assimilent déjà à un référendum pro ou anti Trump. A Douglas, dans l’Arizona,  à la frontière avec le Mexique, le paysage désertique est traversé par le mur en acier que Donald Trump s’était engagé à construire le long des trois mille deux cent kilomètres de frontière, surveillé par les garde-frontières américains. Le maire de la ville se bat pour garder les liens tissés avec le Mexique, et pour redynamiser le  centre-ville. John Ladd, rancher dont les terres avoisinent la frontière mexicaine, dénonce l’incurie des élus, Républicains et Démocrates, qui, selon lui, laissent proliférer les trafics en tous genre, la main d’œuvre mexicaine étant utile à l’économie des Etats-Unis.

USA : ARIZONA, LES EXTRÊMES ONT LA PAROLE
L’Etat de l’Arizona, traditionnellement Républicain, pourrait enregistrer des scores favorables au camp démocrate, même si Donald Trump bénéficie d’un certain soutien populaire et d’excellents résultats pour sa politique économique. A Phoenix, capitale de l’Arizona, les mouvements extrémistes s’affichent maintenant au grand jour, conséquence directe de l’élection de Donald Trump. Face à l’extrême-droite, les mouvements féministes défient Donald Trump en présentant un nombre record de femmes au Congrès, mais aussi des mouvements d’extrême-gauche, les "anti-fascistes", qui sortent d’une forme de clandestinité. La tension est à son comble dans le débat politique et les enquêtes d’opinion montrent aujourd’hui la réelle défiance entre les deux camps. La démocratie américaine toute entière est déstabilisée par l’effet Trump.

NOUVELLE CALÉDONIE : LA TERRE EN PARTAGE ?
Le 4 novembre 2018 se déroulera le premier des trois référendums sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Les électeurs auront le choix entre l'indépendance ou le maintien dans la République Française. Une consultation rendue possible grâce aux accords de Matignon de 1988 qui actent la notion de "rééquilibrage". Concrètement, un établissement public d’Etat, l'ADRAF (Agence de Développement Rural et d'Aménagement Foncier), rachète les terres en friche et les réattribue à des Kanaks qui, dans les années 80, ont chassé les Caldoches (Européens) de leurs exploitations. Un partage du foncier sur des bases ethniques, impensable en métropole. Cette redistribution crée deux types d'agriculture qui, aujourd'hui, n'ont pas le même poids économique. A l'Est, plus montagneux, les Kanaks cultivent peu et visent l'autosubsistance alimentaire. A l'Ouest, dans les grandes plaines, les Caldoches produisent de la viande et des céréales en abondance. Et si la décolonisation des terres avait eu pour effet paradoxal de créer un vrai déséquilibre agricole ?


Pays :

France

Année :

2018