Certains l'aiment chaud

117 min
Disponible en ligne : non
Disponible en direct : non
Prochaine diffusion le dimanche 12 août à 20h55
Version française

Pour échapper à des malfaiteurs, deux compères musiciens se déguisent en femmes et se font engager dans un orchestre exclusivement féminin... Rythme échevelé, dialogues incisifs, mise en scène virtuose signée Billy Wilder et trio génial : Marylin Monroe, Tony Curtis, Jack Lemmon. Un pur moment de bonheur.

Chicago 1929. Joe et Jerry, deux musiciens au chômage, obtiennent un contrat pour le bal de la Saint-Valentin. Cela fait d'eux, malheureusement, les seuls témoins d'un règlement de comptes entre deux bandes rivales. Le chef de l'une d'entre elles, Spats Colombo, les a repérés et veut les éliminer. Pour lui échapper, les deux compères se déguisent en femmes et se font engager dans un orchestre exclusivement féminin, en partance pour la Floride. Joe a du mal à résister aux appas de la belle "Sugar Cane". Jerry n'est pas en reste, mais il excite quant à lui la convoitise d'un vieux milliardaire...

Show derrière
À la fin des années 50, la libération des mœurs ne fait que pointer son nez, mais Billy Wilder, qui a toujours un métro d'avance, concocte déjà une comédie sur la confusion des sentiments et l'ambiguïté des sexes. L'homosexualité latente des deux protagonistes masculins ne fait plus guère de doute. Mais, loin de choquer, le réalisateur obtient avec Certains l'aiment chaud cinq nominations aux Oscars et un succès exceptionnel au box-office. Bien sûr, Wilder a érigé des garde-fous : la distance temporelle (1929) et sociale (l'Amérique entre dans la Dépression), mais aussi le rythme. L'excès de vitesse imposé au montage donne un tel tournis que le spectateur n'a pas le temps de saisir l'essence de situations résolument amorales. Enfin, le scénario repose entièrement sur la tromperie et dédouane le public de tout problème de conscience. Si tout est faux, la morale est sauve : le comique peut fonctionner. L'inversion des rôles, soulignée par des dialogues à l'ambiguïté irrésistible, déclenche l'hilarité. Wilder désamorce la suggestion d'homosexualité et en double le pouvoir comique en plaçant Marilyn Monroe, déesse à la sensualité fragile, aux côtés du couple masculin. Mais à la fin, quand Jerry/Daphné révèle son identité à son jovial soupirant, cela ne fait qu'aiguiser le désir de l'autre. Homme ou femme, peu importe : "Personne n'est parfait."

Image :

Charles Lang Jr.

Montage :

Arthur P. Schmidt

Musique :

Adolph Deutsch

Production :

Ashton Productions
The Mirisch Company Picture

Producteur/-trice :

Billy Wilder

Réalisation :

Billy Wilder

Scénario :

Billy Wilder
I.A.L. Diamond

Acteur :

Jack Lemmon
Tony Curtis
Marilyn Monroe
George Raft
Pat O'Brien
Joe E. Brown
Nehemiah Persoff
Joan Shawlee

Auteur :

Robert Thoeren
Michael Logan

Pays :

Etats-Unis

Année :

1959