Kolberg

3 min.
Disponible : Non
Prochaine diffusion : mardi 5 décembre à 00h15
Commandé par Hitler et Goebbels, un film de propagande nazie visant à susciter en Allemagne une résistance inconditionnelle. Un document historique sidérant.
1806. Napoléon marche sur l’Allemagne. L’armée prussienne, démoralisée, subit défaite sur défaite. La citadelle de Kolberg est quasiment la seule à vouloir résister. Joachim Nettelbeck, négociant en vins et représentant des citoyens, met sur pied une division de civils et obtient que Loucadou, le commandant de la place décidé à capituler, soit remplacé par le colonel Gneisenau. Une décision est prise : renforcer les fortifications et inonder les terres environnantes. Le riche paysan Werner, dont la ferme doit être sacrifiée, décide d’y mettre le feu lui-même et périt dans l’incendie. Friedrich, son fils aîné, s’engage dans le corps des volontaires et meurt au combat. Le cadet Claus, artiste et pacifiste, qui refuse de se battre, est tué par une grenade. Seule survivante de la famille, Maria se joint vaillamment aux groupes de défense. En dépit des lourdes pertes causées par les tirs de l’ennemi, la population de Kolberg garde confiance au milieu des maisons en flammes, et les Français finissent par lever le siège.
Une superproduction au milieu des ruines
En juin 1943, Goebbels commande "Kolberg" en ces termes : "Ce film doit montrer […] qu’un peuple uni, à l’intérieur comme sur le front, triomphe de n’importe quel ennemi." Alors que les villes allemandes ne sont plus que ruines, le ministère de la Propagande débloque de gigantesques moyens pour la production : 10 000 costumes, 6 000 chevaux, plusieurs trains remplis de sel pour créer des paysages de neige, et aussi 187 000 soldats de la Wehrmacht pour les scènes de bataille – deux fois plus qu’il n’y avait eu de prisonniers à la bataille de Stalingrad l’année précédente. Selon le réalisateur lui-même : "Hitler et Goebbels devaient être habités par l’idée qu’un tel film leur serait plus utile qu’une victoire sur le front russe. Peut-être attendaient-ils tout simplement un miracle..."

Générique

Image :

Mondi

Montage :

Wolfgang Liebeneiner
Wolfgang Schleif

Musique :

Norbert Schultze

Production :

UFA Filmkunst
Sperber

Producteur/-trice :

Veit Harlan

Réalisation :

Veit Harlan

Scénario :

Veit Harlan
Alfred Braun

Acteur :

Heinrich George
Kristina Söderbaum
Horst Caspar
Horst Diessl
Paul Wegener
Otto Wernicke
Charles Schauten

Pays :

Allemagne

Année :

1944