Oundjo, une tribu kanak face au nickel

Oundjo, une tribu kanak face au nickel

Par Juliette Duclos et Hélène Fromenty. Illustrations et infographies : Edouard Guise

Temps de lecture : 30 min
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Nouvelle-Calédonie, Province Nord. En 2013, KNS, un complexe métallurgique de production de nickel s’installe dans le jardin d’Oundjo. L’arrivée de ce géant de fer bouleverse le quotidien de la petite tribu kanak. Depuis, ses quatre-cents habitants tentent peu à peu de trouver un nouvel équilibre, entre modernité et traditions coutumières.

Chapitre 1

A la conquête de « l’or vert »

Le couteau est tranchant, comme une lame de rasoir. En un tournemain, Louisa ôte l’écorce verte, puis porte la canne à sucre à sa bouche. Quelques dents manquent à la vieille femme, mais cela ne l’empêche pas de mastiquer vigoureusement. Du jus dégouline le long de son menton. « Quand ils ont commencé à creuser en bas, ils ont trouvé des crânes, confie-t-elle à voix basse, avant de cracher machinalement un morceau de fibre au pied de sa table de jardin. C’est bien la preuve que la zone a été habitée par le passé. »

En bas, c’est Vavouto. Une presqu’île coincée entre le territoire de la tribu kanak d’Oundjo et le lagon calédonien. C’est là que, en 2006, la première pierre de l’usine métallurgique de Koniambo Nickel SAS a été posée. Un site mastodonte qui impressionne, comme il tourmente les habitants des environs.

Louisa, la doyenne de son clan, appréhendait l’arrivée de KNS.
« KNS est construit sur les terres coutumières de l’ancienne tribu de Tha, chuchote Louisa, qui est née et a grandi à Oundjo. C’est là-bas qu’ont vécu nos ancêtres. C’est un lieu tabou. » Entre chacune de ses phrases, la vieille femme jette des regards furtifs aux alentours. C’est bon, personne ne l’écoute. Avant d’initier les travaux du complexe minier, les équipes de KNS ont pourtant visité les tribus alentours. Leurs objectifs à l’époque ? Informer, rassurer, et surtout « faire la coutume », une cérémonie traditionnelle kanak, indispensable pour être accueilli et s’installer sur des terres indigènes.

« Nous avons réussi à convaincre tout le monde, assure André Dang, président de la Société minière du Sud Pacifique, le groupe métallurgique dont dépend KNS. Les kanaks m’ont fait confiance, car je suis l’homme que Jean-Marie Tjibaou [leader kanak indépendantiste assassiné en 1989] avait choisi pour développer économiquement le Nord. »

D’après cet homme d’affaires, qui est à l’origine du projet Koniambo, l’usine de Vavouto doit en effet favoriser un rééquilibrage de la Nouvelle-Calédonie, et in fine, permettre une paix durable sur le territoire.

L’usine d’André Dang

Aujourd’hui, pour les kanaks d’Oundjo, KNS est « une fierté ». Mais selon Louisa, monsieur Dang et ses associés « n’ont pas bien fait les choses dès le début ». En train de mordiller une nouvelle canne jaunâtre, la sexagénaire s’agace et finit par tacher sa robe mission de sucre.

« A Vavouto, ils ont fait la coutume avec les vivants mais pas avec les morts. Il leur suffisait de faire un don pour demander l’autorisation. Nos vieux sont toujours là, sous terre ! C’est un manque de respect. Maintenant c’est trop tard… Il ne faut pas s’étonner si leur four ne tient pas plus d’une semaine ! »

Depuis février 2016, en effet, l’un des deux fours de l’usine est à l’arrêt. Le site, lui, tourne au ralenti. La faute des fantômes de l’ancienne tribu de Tha ? Louisa prend un air entendu.

Du chacun pour soi

Ce que n’avoue pas la vieille femme, c’est que le projet Koniambo a aussi fortement divisé les douze clans de la tribu. L’un de ses cousins est nettement plus bavard à ce sujet. « Au tout début, KNS voulait s’implanter à Pidjen, un autre terrain qui appartient aux gens de chez nous, explique André, tout en astiquant la coque d’un de ses bateaux. Certaines familles étaient pour l’usine. D’autres n’étaient pas totalement contre, mais préféraient garder ces terres pour leurs enfants plus tard. »

Après plusieurs mois de tensions au sein de la tribu, c’est finalement le site de Vavouto qui est choisi par KNS. Cela a « arrangé les choses », mais d’autres problèmes sont apparus. « La construction de l’usine a engendré beaucoup d’individualisme à Oundjo, regrette l’homme, dans un froncement de sourcils grisonnants. Il y avait du travail en bas, donc tout le monde avait des sous et les gens se sont éloignés. C’était du chacun pour soi. La vie tribale, ce n’est pas ça. Être kanak, c’est vivre en collectivité. »

« A Vavouto, ils ont fait la coutume avec les vivants mais pas avec les morts. Nos vieux sont toujours là, sous terre ! C’est un manque de respect. Maintenant c’est trop tard… » 
Louisa, habitante d’Oundjo

Pour André, pécheur, l’implantation de KNS a divisé la tribu.

Ce qui énerve le plus André – qui est aussi adjoint au maire de Voh, la commune voisine – c’est que cette « ruée vers l’or » n’a généré aucun investissement sur le long terme. « Ici, c’est une tribu de pêcheurs. Eh bien, personne n’a jugé utile d’acheter un gros bateau de pêche. On fait aussi beaucoup de culture vivrière, et personne n’a pensé à prendre un tracteur. Personne. Les gens récoltent des millions [de Francs pacifique], mais derrière, il n’y a rien…à part éventuellement se payer le restaurant… »

Dix congés pour la coutume

Dans la génération d’André, ils sont plusieurs à s’inquiéter de l’impact à long terme de KNS sur les traditions tribales. Thierry, chef d’un des douze clans d’Oundjo, espère que ses six enfants ne délaisseront pas les coutumes à l’avenir.

Thierry, ici avec sa femme Adèle, est devenu chef de clan il y a sept ans.

 

Depuis l’entrée en production de l’usine, mi-2013, les choses se sont peu à peu calmées. Notamment parce que KNS tente d’aider ses employés kanaks à combiner leur travail et leur vie à la tribu. « Nous sommes la seule usine de nickel à prendre en compte les us et coutumes, assure Laurent Fogliani, porte-parole de l’entreprise. Les employés peuvent prendre jusqu’à dix congés exceptionnels par an pour les mariages, les coutumes… Nous avons une vraie démarche de dialogue social. » Pour échanger avec les tribus alentours, la direction de KNS a même créé un service dédié aux relations communautaires.

Parallèlement, avec la fin du chantier de construction, les postes proposés par les sous-traitants dans le transport ou le terrassement se sont réduits à peau de chagrin. Alors forcément, les familles d’Oundjo se retrouvent davantage entre elles pour les cérémonies coutumières ou les travaux à la tribu. Et d’une certaine manière, André le pêcheur s’en réjouit : « Demain, on va enlever le toit de l’église pour en remettre un neuf. Vous allez voir, il y aura du monde ! »

« Nous sommes la seule usine de nickel à prendre en compte les us et coutumes. Il y a une vraie démarche de dialogue social. » Laurent Fogliani, porte-parole de KNS
Le site métallurgique de KNS, surnommé « Notre-Dame de Vavouto », illumine les nuits d’Oundjo.
Chapitre 2

Des palétuviers à la mine

« Chez les Kanaks, une tradition veut qu’une femme donne son premier enfant à sa famille, raconte Brenda, assise à l’intérieur de la case familiale. Par exemple, elle doit faire adopter son fils par son frère. Le but c’est de toujours pouvoir revenir chez toi, si un jour tu quittes la tribu. Ton enfant adopté sera le chemin vers la coutume. »

A la naissance de son petit Ricky, il y a quatre ans, cette jeune mère a eu de nombreuses propositions d’adoption. « Mais j’ai refusé. C’est comme ça et ça restera comme ça », affirme-t-elle, d’un ton péremptoire.

Une position pas si facile à assumer à Oundjo. Mais Brenda peut se le permettre, avec son caractère – « quand quelque chose ne va pas, je gueule » – et surtout, sa place à part au sein de son clan. A 26 ans, elle est employée à KNS depuis 2013 en tant qu’ouvrière, et partage sa vie entre la mine de nickel et la tribu. Son compagnon, lui, ne travaille pas.

Le parcours de Brenda

« Pour moi, c’est important d’avoir un travail pour montrer aux hommes que la femme peut subvenir aux besoins de sa petite famille », explique Brenda, en s’allumant une cigarette avec une braise. L’arrivée du site métallurgique a bouleversé la vie des femmes de la tribu. Et d’une certaine façon, a renversé l’équilibre traditionnel.

« Ma mère me disait que je devais rester ici à servir, que les femmes s’occupent de la maison, confie la jeune femme. Quand je lui ai dit non, ça a créé des tensions entre nous. » Dès lors, Brenda aide les nombreux membres de sa famille : elle n’hésite pas à leur « donner des pièces par-ci, par-là » pour acheter des couches pour les enfants de ses cousines ou financer le voyage d’un de ses frères. La jeune femme préfère que son salaire « reste confidentiel », mais assure qu’avec son niveau d’études, il est « bien supérieur à celui de ses collègues, même les hommes ».

Un tiers de femmes parmi les salariés

Depuis l’ouverture, KNS revendique sa politique volontariste pour l’emploi des femmes. En juin 2016, sur les 934 employés du site industrialo-minier, près d’un tiers sont des femmes. « Nous avons fait une grande campagne de recrutement auprès d’elles et aujourd’hui, nous sommes leader de la féminisation en Nouvelle-Calédonie, affirme Laurent Fogliani. Les femmes arrivent à l’heure, et sont précautionneuses. C’est très appréciable ! »

« Une femme peut travailler et subvenir aux besoins de sa petite famille » Brenda, habitante d’Oundjo
Avec 30% de femmes parmi ses employés, KNS se revendique comme « leader de la féminisation » en Nouvelle-Calédonie.

Sans compter que l’activité de la mine génère également de nombreux emplois indirects. Isabelle, par exemple, est agent d’entretien dans la société Maabula, en charge du nettoyage des locaux à Vavouto. « Maabula signifie “persévérant”, dans la langue haveeke, le dialecte d’Oundjo », explique cette femme d’une cinquantaine d’années, aux yeux rieurs.

Après avoir passé vingt-quatre ans à Nouméa, Isabelle est revenue en 2013 à Oundjo, pour se rapprocher de sa famille. Et surtout pouvoir pêcher de nouveau dans la mangrove. « C’est quelque chose que je ne pouvais pas abandonner. »

De retour à la tribu, elle constate l’évolution des modes de vie qui touche les différents clans. « Quand j’étais enfant, mon père travaillait à la mine aussi, et ma mère, c’était la pêche aux crabes, se remémore Isabelle, songeuse. La famille a toujours été comme ça. »

 

Isabelle est technicienne de surface pour l’entreprise Maabula, sous-traitante de KNS.

Quatre hectares de mangrove détruits

A ses côtés, Annette écoute la discussion avec attention, en jetant des coups d’œil réguliers sur les poissons, qui cuisent au feu de bois. Au menu ce soir : du tilapia, pêché le matin même.

Comme beaucoup de mères de famille à Oundjo, cette trentenaire est sans emploi. Alors elle se consacre à « sa passion » : la pêche. C’est l’activité principale des femmes de la tribu, qu’elles travaillent ou non. Pour Annette comme pour Georgette, sa belle-sœur au chômage, pêcher est d’abord un loisir, mais également une source de revenu minimum.

Trois fois par semaine, les lendemains de pêche, les femmes se retrouvent au marché. Elles y vendent leurs crabes, quelques poissons et parfois des gâteaux et des fruits exotiques.

Il y a encore quelques années, les transactions avec les clients se faisaient au bord de la route territoriale : peu sécurisé et « en plein cagnard ». Mais depuis 2012, un marché en dur –  reconnaissable à son toit écarlate surmonté d’une flèche faîtière – se dresse à l’entrée de la tribu. « Nous l’avons offert aux femmes d’Oundjo, raconte simplement Laurent Fogliani de KNS. C’est une sorte de compensation. Car quand nous avons construit le port de l’usine, quatre hectares de mangrove ont été détruits. »

Si ce soir-là, au coin du feu, les femmes évoquent librement le site de KNS, cela n’a pas toujours été le cas. L’arrivée du site métallurgique à Vavouto a suscité de nombreuses appréhensions parmi cette petite communauté de pêcheuses. « J’ai peur que l’usine pollue, et que des déchets soient rejetés sur les récifs, confie Annette en retournant les poissons dans la poêle. Et puis avec la mine, on voit que les gens s’éloignent peu à peu des traditions. Par exemple, à la tribu, certains préfèrent désormais acheter les ignames, plutôt que de les cultiver » s’indigne-t-elle.

Élevée par sa grand-mère, Annette raconte que plus jeune, elle allait aux champs à quatre heures du matin. « On revenait avec des sacs entiers, et ensuite on allait à la pêche à pieds. »

Alors cette mère de famille tente à sa manière de résister, en transmettant son savoir-faire à ses enfants. Pour qu’Elisa, sa fille de quatre ans, continue plus tard à « aller pêcher le crabe dans les palétuviers ».

« J’ai peur que l’usine pollue et que des déchets soient rejetés sur les récifs » Annette, habitante d’Oundjo
Annette, ancienne militaire devenue femme au foyer, avec Frédéric, un an, l’un de ses trois enfants.
Chapitre 3

L’héritage des fils

« L’histoire nous rappelle, que le sang a coulé, et nos larmes, dans ce combat, où la violence et la haine régnaient, mais nos drapeaux se sont hissés, pour la paix ». Des bribes d’un refrain et quelques accords de guitare s’échappent de la porte entrouverte du centre communal, au plein cœur de la tribu.

Il est à peine 20 heures à Oundjo, et il fait nuit noire depuis le milieu de l’après-midi. Plus personne ne traîne sur le stade de foot ou devant le terrain de volley. Seule cette bâtisse bariolée, dédiée aux activités éducatives et culturelles, est encore animée.

A l’intérieur, Joseph, Jean-Luc, Rémi et Eloi répètent une ultime fois avant la première de Hmeeda-Cuut, le groupe de kaneka qu’ils ont monté ensemble il y a trois semaines seulement.

Une passion pour ce style musical créé par les indépendantistes kanaks pendant les « événements » des années 1980, mais également un projet qui leur permet de tromper l’ennui. Avec l’installation du complexe minier, de nombreux jeunes de la tribu espéraient trouver un travail près de chez eux. Aujourd’hui, la désillusion règne parmi la nouvelle génération.

Le centre socio-éducatif, en plein centre d’Oundjo, a été rénové il y a quelques années.

Pendant la période de construction de l’usine, Joseph, le leader du groupe, a quitté la Nouvelle-Calédonie, bac en poche, pour la métropole. Il y obtient une licence en ressources humaines.

Avec ce diplôme, il pensait trouver facilement un emploi qualifié à KNS ou dans une entreprise du Nord. Et rester dans la tribu, tout en travaillant à proximité. Problème : à son retour à Oundjo, KNS recherche des profils très spécifiques, qui ne correspondent pas à son CV.

Depuis, Joseph a égrené « les petits jobs », avant de finir par monter sa propre association pour aider professionnellement les jeunes de la tribu.

Bien sûr, il aimerait bien trouver un travail qui réponde à ses attentes. Et parfois, le jeune homme de 28 ans se demande s’il ne devrait pas partir ailleurs. « J’irais bien à Nouméa, parce qu’il y a plus d’opportunités, avoue-t-il. Mais vu que je suis le seul garçon de la famille, je suis obligé de rester à la tribu pour les coutumes. »

Jean-Luc, le chanteur du groupe, assis à côté, acquiesce en aspirant une bouffée de tabac à rouler. Les moustiques, attirés par la lumière du local communal, ont quitté l’obscurité de la nuit.

« Pendant la construction de l’usine, il y avait pas mal de travail, raconte Jean-Luc en écrasant un insecte sur son bras. Certains jeunes se sont même formés pour bosser là-bas. Mais aujourd’hui, il n’y a rien pour nous… » Sur les quatre amis d’enfance qui ont grandi ensemble à Oundjo, aucun ne travaille à la mine. Bref, « c’est le retour à la case départ ».

« La plupart d’entre nous sont au chômage »

Et pourtant, ils y croyaient tous. « Quand on était au collège, il y avait des réunions d’information, relate Joseph. Des représentants de KNS venaient nous montrer des vidéos présentant le projet et les formations proposées. » Il sourit à l’évocation de ces souvenirs. « C’est vrai que c’était impressionnant. »

« J’irais bien travailler à Nouméa. Mais je suis le seul garçon de la famille, donc je dois rester à la tribu pour les coutumes. » Joseph,
habitant d’Oundjo
L'association de Joseph
Jean-Luc est le chanteur de Hmeeda-Cuut, le groupe de kaneka d’Oundjo.
Adolescents, ils rêvaient ainsi d’être la première génération d’Oundjo à accéder à un travail qualifié, sans devoir abandonner la vie tribale et quitter le Nord, comme leurs parents avaient pu le faire avant eux. Certains ont réussi, à l’instar de Mynès, diplômé d’un baccalauréat scientifique et employé à KNS depuis 2015.

La réussite des uns est acceptée par les autres, qui pour beaucoup ont perdu espoir. « La plupart d’entre nous sont au chômage ou alors occupent des emplois par intérim pour des sous-traitants de KNS, soupire Joseph. C’est un peu décourageant. » Une autre source d’inquiétude agite le quatuor, qui a cessé de répéter pour rejoindre la discussion. « Avant, Oundjo c’était une tribu modèle, tout le monde était soudé, se remémore Eloi, le bassiste. Il y avait toujours ce temps où l’on se réunissait ensemble et les anciens se mettaient à raconter des histoires. Mais maintenant, c’est de plus en plus rare. »

Pour lui, la division de la tribu depuis l’implantation de la mine demeure « une plaie ouverte », que les habitants tentent peu à peu de refermer. « Les tensions restent marquées en nous. C’est aussi pour cela qu’une partie des jeunes de notre génération ne veulent pas aller travailler à KNS. » Eloi fait d’ailleurs partie de ceux-là : il vit de sa pêche, et ça lui suffit.

Pour Eloi, pêcheur, il est hors de question d’aller travailler à la mine.
En créant leur groupe de kaneka, les quatre amis reprennent le flambeau de leurs parents. Dacim, leur groupe, s’était séparé lors de l’arrivée du complexe minier. « Dacim, c’est le nom d’un vent qui nous vient du sud, on raconte que c’est le vent qui mène à la tribu », confie Joseph, à voix basse. Mais ce vent-là ne souffle plus depuis longtemps sur Oundjo. Ce que signifie Hmeeda-Cuut en haveeke ? « Levons-nous », sourit le jeune homme, en repartant dans la nuit, son synthétiseur à l’épaule.
Le concert de Hmeeda Cuut

Remerciements

Nous souhaitons remercier les équipes de « Mineurs du Monde » et d’Arte, Edouard Guise pour sa patience, Yann Mainguet pour ses conseils, ainsi que Jacqueline et Régis Rémy pour leur accueil. Enfin, un très grand merci à tous les habitants de la tribu d’Oundjo pour leur bienveillance, et plus particulièrement à la famille Tchaounyane pour sa générosité.