La sélection des libraires – Août

Vos librairies et ARTE s’associent pour vous présenter chaque mois une sélection thématique d’ouvrages à dévorer entre vos émissions préférées.

Inde, 70 ans d’indépendance

L’Inde, un pays divisé entre violence et modernité. De profondes inégalités rongent la société indienne. Les minorités et les femmes sont les premières victimes du système de castes.

Le 15 août 2017, la démocratie la plus peuplée du monde célèbre le 70ème anniversaire de son indépendance.

Du 13 au 16 août, ARTE consacre une programmation spéciale à l’Inde, l’occasion de se demander où en est le pays aujourd’hui.

PROGRAMMES À L’ANTENNE

Aux frontières des Indes – Dimanche 13 août à 20h55
En Inde, en 1905, un officier britannique doit protéger le fils d’un Maharadjah… Spectaculairement mis en scène par Jack Lee Thompson (« Les canons de Navarone », « Les nerfs à vif »), cette chevauchée ferroviaire fait la part belle aux scènes de bataille, mais aussi au suspense. Avec Lauren Bacall.

La route des Indes – Lundi 14 août à 20h55
Dans une colonie indienne britannique rongée par les préjugés, la jeune Adela et le docteur Aziz échouent à franchir les barrières qui les séparent… En adaptant en 1984 le roman d’E. M. Forster, David Lean tirait superbement sa révérence. Avec Judy Davis et la musique de Maurice Jarre.

L’Inde de Joanna Lumley – Mardi 15 août à partir de 20h50
L’actrice britannique Joanna Lumley, interprète de la délurée Patsy Stone dans « Absolutely Fabulous », retourne dans son pays natal : l’Inde. Le voyage commence à Madurai, au sud : Joanna se plonge dans la cohue colorée d’un temple hindou avant de partir à la découverte de plantations de thé où déambulent encore des éléphants sauvages.

 

 

La SÉLECTION du mois

Librairie La Galerne, Le Havre
Ce mois-ci, c’est la librairie La Galerne, au Havre qui nous présente sa sélection de livres en lien avec le thème Inde, 70 ans d’indépendance. Retrouvez ici une partie de sa suggestion d’ouvrages ou rendez-vous directement dans l’une des quatorze librairies partenaires d’ARTE.

Histoire de l’Inde – Par Michel Boivin

En ce début de troisième millénaire, l’Inde, l’une des plus anciennes civilisations du monde, a largement passé le milliard d’habitants. Elle est également le seul pays émergent régi, sans interruption depuis son indépendance en 1947, par une démocratie laïque. Quel avenir peut-on espérer pour ce sous-continent, aussi puissant qu’il paraît parfois fragile ?
Cet ouvrage en retrace l’histoire, depuis ses origines préhistoriques jusqu’à la formation d’une république indépendante, exemple unique au monde de la construction progressive d’une identité politique distincte du modèle de l’État-nation.

L’Inde, désir de puissance – Par Olivier Da Lage

Dès son indépendance en 1947, l’Inde s’est identifiée au mouvement des non-alignés, prônant une troisième voie entre l’alliance avec les Occidentaux et celle avec le bloc soviétique. Cette époque appartient désormais pratiquement au passé. L’Inde, dont la population devrait dépasser celle de la Chine vers 2025, se pose désormais en rivale pour devenir la grande puissance de ce XXIe siècle. Ambitionnant de prendre le relais de l’Europe et des États-Unis, elle revendique un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Son dynamisme démographique et économique soutient ce désir de puissance, mais les obstacles sont nombreux et son ambitieux pari n’est pas encore gagné.

L’Inde – Par Michel Angot

Selon la formule de la collection, il s’agit d’une « Histoire des Indes », mais qui montre bien les ambiguïtés du concept d’« Histoire » quand on aborde cette civilisation. L’auteur insiste particulièrement sur les diverses traditions religieuses et sur les représentations qu’elles ont engendrées. Il s’efforce de fournir les clés nécessaires à l’intelligence d’une culture tout à fait étrangère aux esprits européens.

Un fils en or – Par Shilpi Somaya Gowda

Anil est un jeune Indien qui commence des études de médecine dans le Gujarat puis part faire son internat aux États-Unis. Sa redoutable mère rêve pour lui d’une union prestigieuse. Or, depuis qu’il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d’un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l’éloigner, en la mariant au plus vite. Les destins croisés d’Anil et de Leena forment la trame de ce roman – lui en Amérique, qui est loin d’être le paradis dont il rêvait ; et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de mariages arrangés. Ils se reverront un jour, chacun prêt à prendre sa vie en main. Mais auront-ils droit au bonheur ?

Le tour de l’Inde en 80 trains – Par Monisha Rajesh

Inspirée par Jules Verne, Monisha Rajesh, une jeune journaliste londonienne pour qui l’Inde est devenue un pays lointain et mystérieux, décide de se lancer dans un grand périple à travers la terre de ses ancêtres. Elle va voyager, dormir et vivre sur ces trains merveilleux qui sillonnent l’Inde: trains de luxe ou trains miséreux, à travers les villes et les villages, jusqu’au sommet des montagnes, et au bord de l’océan. Elle va partir à la rencontre de l’Inde, vivre mille aventures, et peu à peu, se découvrir elle-même. A la fois récit de voyage, roman d’aventures vraies, journalisme narratif, récit d’un cheminement personnel, ce texte est une invitation à sortir de soi, à partir vers l’inconnu, pour devenir soi.

Inde, recettes testées à la maison – Par Poonam Chawla

Des lassis aux naans, en passant par les parathas, les daals, le poulet vindaloo, le riz au masala ou encore les croquettes d’agneau et les cheveux d’ange au lait à la rose… 71 recettes typiques pour découvrir les saveurs délicatement épicées de l’Inde.
Des astuces et des conseils vous aideront à annoncer fièrement : « C’est moi qui l’ai fait ! »

LES DERNIÈRES THÉMATIQUES

Juillet – Summer of Fish ‘N’ Chips
Librairie Le Failler à Rennes

Le Gardien des choses perdues – Par Ruth Hogan

À soixante-dix-neuf ans, Anthony Peardew a passé la moitié sa vie à collecter les objets perdus, dans l’espoir de réparer une promesse brisée. Réalisant que son temps est compté, le vieil homme, autrefois écrivain célébré, décide de léguer sa demeure victorienne et les «trésors» qu’elle recèle à sa fidèle assistante Laura, qu’il pense être la seule à même de restituer les objets à leurs propriétaires. En exprimant ses dernières volontés, il est loin de se douter de leurs répercussions et de l’heureuse suite de rencontres qu’elles vont provoquer.

Dans une coque de noix – Par Ian Mcewan

« À l’étroit dans le ventre de ma mère, alors qu’il ne reste plus que quelques semaines avant mon entrée dans le monde, je veille. J’entends tout. Un complot se trame contre mon père. Ma mère et son amant veulent se débarrasser de lui. La belle, si belle Trudy préfère à mon père, John, poète talentueux en mal de reconnaissance et qui pourtant l’aime à la folie, cet ignare de Claude. Et voilà que j’apprends que Claude n’est autre que mon oncle : le frère de mon père. Un crime passionnel doublé d’un fratricide qui me fera peut-être voir le jour en prison, orphelin pour toujours! Je dois les en empêcher». Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Angleterre du XXIe siècle… Après L’intérêt de l’enfant, Ian McEwan n’en finit pas de surprendre et compose ici, dans un bref roman à l’intensité remarquable, une brillante réécriture d’Hamlet in utero.

Aberration optique (coédition Centre Pompidou) – Par Steven Pippin

La révolution numérique est déjà en marche quand Steven Pippin se fait connaître par ses proto-photographies argentiques prises à l’aide d’objets du quotidien transformés en chambres noires: De l’armoire à la baignoire, en passant par la machine à laver, qui représente pour Pippin le parfait objet capable de capter l’environnement qui l’entoure. Tel un ingénieur, il va tenter de redéfinir ce qu’est l’appareil photo en élaborant des systèmes de prise de vues et en créant des machines artisanales hybrides, qu’il appelle des non-appareils. Il présente alors son invention et le résultat côte à côte, un tirage souvent imparfait, lié dans son esthétique à l’appareil qui l’a créé. Steven Pippin ira même jusqu’à tirer au revolver dans un appareil photo pour capter l’image de la balle traversant le film photographique.

Le portrait de Dorian Gray – Par Oscar Wilde

«Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d’un jeune homme d’une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d’étranges conjectures.» Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce vœu insensé : garder toujours l’éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l’âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l’enfer.» Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d’opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers.

David Hockney – Par Didier Ottinger

Une rétrospective sur l’ensemble du travail de l’artiste britannique, présentée sous l’angle de la création artistique comme acte de partage, conception chère à David Hockney.
Inspiré par le Pop-Art du XXème siècle, David Hockney n’en reste pas moins un artiste inclassable. Faisant vivre dans ses toiles des paysages et personnages bigarrés, il entretient la confusion entre peinture et photographie, entre regard et réalité, et capte son spectateur dans un univers coloré.
Le lecteur prendra plaisir à (re)découvrir cette rétrospective joyeuse et colorée, reprenant l’ensemble de l’oeuvre de David Hockney. Animé par le désir constant de diffuser son art au plus grand public, le peintre conçoit la création artistique avant tout comme « un acte de partage ».

« Tu seras un raté, mon fils ! » Churchill et son père – Par Frédéric Ferney

Des grands personnages qui ont façonné le XXe siècle, Churchill apparaît comme le plus sûr de son destin et de son génie. Pas une once de doute chez ce fils de famille, célèbre à vingt-cinq ans, tour à tour officier, aventurier, journaliste, ministre, écrivain, peintre. Jusqu’à l’apothéose de la seconde guerre mondiale, qui en fera de son vivant plus qu’un homme d’Etat : un mythe. Pourtant, ce touche-à-tout égocentrique et généreux, cynique et rêveur, fantasque et indomptable, cachait un secret, une blessure intime que nous dévoile, d’une plume éblouissante, le journaliste et écrivain Frédéric Ferney : le mépris absolu dans lequel le tenait son père. Ce père trop tôt disparu, Winston cherchera toute sa vie à l’épater et à lui donner tort. En faisant revivre les grands moments d’une existence menée au galop, cette traversée d’une vie extraordinaire explore l’insondable lien entre un père et un fils.

Juin – Les livres d’été
Librairie Tonnet à Pau

Les garçons de l’été – Par Rebecca Lighieri

Il y a Thadée, la vingtaine, beau gosse, fou de surf, étudiant fantôme, chéri de ces dames et de sa mère en particulier. Il y a Zachée, son frère cadet, la vingtaine aussi, beau gosse également, très bon surfeur de surcroît, trop bon peut-être aux yeux de son aîné. Il y a Ysé, leur soeur cadette, une pré adolescente compliquée à laquelle on prêterait volontiers un futur pervers. Il y a Jérôme et Mylène, leurs parents, bourgeois biarrots plus qu’aisés. Le roman commence alors que Thadée qui est allé s’éclater à La Réunion où se trouvent des spots fantastiques se fait arracher une jambe par un requin. Il est rapatrié à Biarritz et commence pour lui une vie à l’opposé de celle qu’il menait, de celle dont il rêvait : la vie d’un infirme.

Les filles au lion – Par Jessie Burton

En 1967, cela fait déjà quelques années qu’Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s’y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d’art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire. Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme charmant qui possède un magnifique tableau représentant deux jeunes femmes et un lion. De ce tableau il ne sait rien, si ce n’est qu’il appartenait à sa mère. La jeune femme décide de déchiffrer l’énigme des Filles au lion. Sa quête va révéler une histoire d’amour et d’ambition enfouie au coeur de l’Andalousie des années trente, alors que la guerre d’Espagne s’apprête à faire rage.

Joie – Par Clara Magnani

Rome, 2014, fin de l’été. Alors qu’il lisait sur sa terrasse ensoleillée, le coeur de Giangiacomo – dit Gigi – s’est arrêté. Une mort rapide, sans douleur, comme il l’avait toujours souhaitée, se souvient sa fille Elvira, appelée en urgence. Gigi venait de fêter ses soixante-dix ans. Quelques jours plus tard, sous une pile de relevés bancaires, la jeune femme tombe sur un manuscrit inachevé. Elle pense à la trame d’un film – Gigi était cinéaste -, mais, au cœur du texte, découvre une certaine Clara, une journaliste belge. Son intuition lui souffle qu’elle doit exister. Elvira comprend que le récit de Gigi correspond à sa partie d’un livre qu’ils avaient décidé d’écrire ensemble, pour se prouver leur amour. Clara y aurait répondu par sa propre version de l’histoire. S’absorbant dans les pages de Gigi, Elvira y retrouve la proximité qui la liait à lui, mais comprend aussi la matière infiniment précieuse dont était tissé son amour pour cette femme rencontrée quatre ans auparavant.

Les invisibles – Par Roy Jacobsen

Ingrid grandit sur une île minuscule du nord de la Norvège, au début du XXe siècle. La mer est son aventure. Entre la pêche, les tempêtes et la pauvreté, elle possède les saisons, les oiseaux et l’horizon. « Les invisibles » est un roman sur une famille et des enfants forcés de grandir vite face aux éléments, face à une vie réglée par les besoins les plus simples. C’est un roman sur la fatalité et sur les ressources que les hommes déploient face à la rudesse du monde. La narration laconique, veinée de flamboyance poétique, accumule par touches subtiles les composants d’un tableau toujours plus vivant et profond, riche en métaphores. Et puis, il y a les vies de ces hommes et de ces enfants qui, sous la pression de la nature et du temps, deviennent des destinées. Et c’est tout le talent de Roy Jacobsen de rendre visibles « Les invisibles ».

Monteperdido – Par Agustin Martinez

Deux fillettes de onze ans traversent la pinède, comme tous les soirs, pour rentrer du collège. Elles n’arriveront jamais chez elles. Cinq ans plus tard, au fond d’un ravin, est retrouvée une voiture accidentée et le cadavre d’un homme. À ses côtés, une adolescente désorientée mais vivante : Ana, une des fillettes disparues. L’autre est-elle toujours en vie ? Qui se cache derrière cet enlèvement ? Les habitants de ce petit village enclavé des Pyrénées lutteront jusqu’à la mort pour cacher leurs terrifiants secrets. Un roman puissant, âpre et vertigineux à l’image de son saisissant décor.

Mai – Festival de Cannes, 70 ans !
Librairie La boite à livres, Tours

Quinze hommes splendides  – Par Yvonne Baby

Ce sont des entretiens. Et ce sont des textes, écrits aujourd’hui, qui accompagnent ces entretiens avec quinze artistes que j’ai rencontrés dans mes années du Monde. L’un est musicien, l’autre poète, celui-ci écrivain, celui-là peintre, la haute couture intervient au même titre que la peinture ou le dessin, il y a beaucoup de cinéastes. Tous ont connu les houles du XXe siècle, et renvoient l’écho du monde. Tous ont en commun le doute et la foi. Ils sont donc quinze, et leurs noms éveillent ou réveillent la vie et les mouvements de l’art. Quinze : Orson Welles, Ingmar Bergman, Robert Bresson, Terrence Malick, Robert Motherwell, Luis Bunuel, Pierre Boulez, Federico Fellini, Hans Magnus Enzensberger, Peter Handke, Woody Mlen, Jean-Luc Godard, François Truffaut, Yves Saint Laurent, Yohji Yamamoto. Quinze artistes, et en écho, justement, ce que dit Charles Baudelaire :  » Comme c’est extraordinaire, n’est-ce pas, qu’un homme soit un homme ! « 

Sélection officielle – Par Thierry Frémaux

Jamais, dans l’histoire du Festival de Cannes, qui soufflera en 2017 ses soixante-dix bougies, l’homme qui préside à la Sélection officielle n’avait ainsi tenu son Journal au jour le jour en vue d’une publication. De la clôture de Cannes 2015 à celle de 2016, voici une année dans la vie d’un boulimique qui aime aimer. Nous sommes conviés au coeur de la machine du plus important festival du monde : les équipes, le fonctionnement interne, le jury, les relations avec les critiques et les médias, mais surtout avec les artistes – scénaristes, réalisateurs, acteurs – du monde entier, les producteurs, les agents, les festivals concurrents, jusqu’à l’élection, à partir des mille huit cents films visionnés, de ceux qui feront la « Sélection officielle ».

À Rome avec Nanni Moretti – Par Paolo Di Paolo et Giorgio Biferali

Un journal de voyage sur les lieux romains du cinéma de Nanni Moretti, de « Je suis un autarcique » à « Bianca », de « Journal intime » à « Mia madre » en passant par « Habemus papam » et en évoquant les atmosphères, les personnages, les répliques devenues proverbiales dans la mémoire collective. De ces pages émergent non seulement le rapport du metteur en scène à la ville de Rome, mais aussi un portrait en perspective. Sur les traces de Moretti, le lecteur découvre une Rome multiple, faite de maisons, de terrasses pittoresques, de bancs, de plaisirs moindres mais tout aussi vitaux, comme la musique, les gâteaux ou simplement l’été, une perspective surprenante et « autocratique ».

Le cinéma, art subversif – Par Amos Vogel

« Le cinéma, art subversif » d’Amos Vogel est un livre majeur dans l’histoire de la cinéphilie. Analysant et célébrant les formes de la subversion au cinéma, il répertorie les différents moyens de subversion avant de s’interroger sur l’avenir et les éventuelles limites du cinéma subversif. Il se compose de courts textes théoriques et de plusieurs centaines de notules consacrées à des films subversifs, célèbres ou inconnus. Plus de 300 images, parfois visuellement sidérantes, accompagnent le texte. Paru en 1974 et traduit en français en 1977, ce livre essentiel est aujourd’hui épuisé. Comme il n’a rien perdu de sa force et de sa pertinence, nous avons souhaité le rendre à nouveau disponible, dans une traduction et une maquette révisées, et accompagné de deux préfaces inédites en français.

Cinéma ; scénarios inédits – Par Jacques Prévert

Cinéma rassemble trois scénarios inédits de Jacques Prévert.
Dans le premier, un trafic de pièces d’avion endommagées est révélé par le photographe du Grand Matinal, sur fond d’intrigue amoureuse. Dans « Jour de sortie » ou « La Lanterne magique », deux jeunes amants sont séparés par des villageois bien-pensants. « Au Diable vert » est une comédie sentimentale située dans un café-musée atypique. Un Américain retrouve une jeune femme qui lui était chère. Mais les intrigues d’un proxénète et d’une prostituée vont mettre à mal cette histoire d’amour naissante.
Tous ces scénarios de films non tournés témoignent d’une singulière inventivité, conjuguant liberté de ton, rêverie romanesque, satire sociale et appel à l’imaginaire.