Le Service extérieur européen : un outil nécessaire qui reste inachevé

Conclusion du dossier

 

Lors du dernier trimestre, les assistants du Collège d »Europe (ainsi qu »un de ses professeurs) se sont penchés sur la question du Service européen pour l »action extérieure (SEAE). Ce service tout nouvellement créé reste une inconnue. Nous avons pourtant essayé d »éclairer certains aspects de sa composition, de son fonctionnement et du possible impact qu »il pourrait avoir sur la diplomatie internationale.

 

Ce dossier était beaucoup moins « national » que d »habitude, le thème ne se prêtant pas toujours à l »analyse d »un débat circonscrit à tel ou tel pays. L »aspect national n »échappait bien sûr pas à l »attention des auteurs : c »était notamment le cas de l »inquiétude de nouveaux pays membres, concernant leur sous-représentation relative lors de la nomination des chefs de nouvelles délégations de l »Union européenne.

 

Vu que le SEAE n »existe réellement que depuis quelques mois, un thème fort du dossier était son potentiel prospectif, ou encore une analyse coût/bénéfices de son existence. Les conditions de sa réussite future ont également été débattues.

 

Le dossier n »était pas non plus déconnecté de l »actualité politique brûlante dans le monde arabe – avec notamment une analyse de la réaction très contestée du SEAE à ces événements. Il ne faut pas oublier que le Printemps Arabe a autant dévoilé une certaine faiblesse de ce service, qu »il a démontré le besoin que le SEAE soit accompagné d »un service secret d »envergure pour pouvoir être réellement efficace.

 

Bien que la critique des actions du SEAE et de Catherine Ashton, sa directrice, ont été prédominantes, les succès ne sont pas passés inaperçus; même s »il reste encore difficile d »appeler succès la présence effective du SEAE dans le jeu diplomatique global.

 

 

Dorota Szeligowska

Alexander Knetig

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