Budget de l'UE, romania

Toujours la même question: à quel niveau nous contribuons au budget de l’UE et combien nous recevons en retour?

Fiche de lecture : Roumanie – Centrul Român de Politici Europene (CRPE) 

  
 
Titre: Centrul Român de Politici Europene (CRPE)
Sous-titre : Debating Europe. Providing expertise
Date de naissance : 2009
Domaines couverts : politiques européennes
Positionnement : membre du Stockholm network et du Receaua Regional pentru reforma Administraciei Publice, financé par la fondation George Soros et par la Commission européenne
Site web : http://www.crpe.ro/eng/index
 
Auteur de l”article : Mihai Panaite
Titre de l”article: « România _i reforma bugetului comunitar – Cât dm, cât primim _i la ce putem folosi banii europeni? » (« La Roumanie et la réforme du budget de l”UE: à quel niveau nous contribuons au budget, combien nous recevrons en retour et quelles peuvent être les destinations de l”argent européen ? »)
Numéro de la revue et année: Policy memo no. 8, mars 2010
 
Le CRPE vient de publier une étude qui offre une analyse complexe du budget de l”UE et des priorités de la Roumanie. Le but principal de l”étude est la vulgarisation des questions budgétaires européennes, insuffisamment connues et comprises par le grand public en Roumanie.
 
Pour répondre à la première question, l”étude se fonde sur les informations publiées par la Commission européenne pour l”année 2008, selon lesquelles la Roumanie, comme les autres nouveaux États membres de l”Europe centrale et orientale, est une bénéficiaire nette. Mais il faut ajouter qu”en pratique la capacité d”absorption des subsides européens est très basse en Roumanie, comme dans la plupart des pays dans une situation similaire. Par exemple, selon un article publié en juin 2009 dans la revue Capital, à mi-2009, la Roumanie a contribué au budget de l”UE à hauteur de 3 milliards d”euros mais elle a effectivement pu injecter 553 millions d’argent européen dans son économie. Le secteur où  le taux d”absorption est le plus faible est le secteur des transports. Cette situation montre qu’il faut peut-être adapter les conditions relatives au cofinancement aux particularités des pays d’Europe centrale et orientale, en prenant en compte les possibilités financières concrètes de ces pays, notamment dans le contexte de la crise économique actuelle. Les mesures déjà prises par l”UE, concernant les délais ou les flexibilités sectorielles, ne semblent pas suffisantes.
 
La deuxième question est étroitement liée à la première. L”étude confirme le fait que les bénéfices pour la Roumanie dépassent de loin sa contribution au budget européen, mais ils sont inférieurs aux autres pays de la même catégorie. En outre, une étude publiée par KPMG confirme que la République tchèque, la Hongrie et la Pologne reçoivent des fonds européens à un niveau supérieur à la moyenne CEE tandis que la Bulgarie et la Roumanie se situent sous cette moyenne.
 
Finalement, l”étude insiste sur la façon de faciliter une absorption rapide et complète des fonds destinés à la Roumanie grâce à des mesures administratives, d”un côté, et grâce à l”identification des activités relevant de domaines prioritaires pour l”UE, tels que la recherche, la protection de l”environnement et les énergies renouvelables, de l”autre. Cette dernière suggestion est considérée par l”auteur comme une opportunité de reconversion professionnelle de la population occupée dans l”agriculture, domaine qui a une valeur ajoutée réduite, vers les prestations de services, où la valeur ajoutée est considérablement supérieure. Mais il faut également se rappeler qu”en dépit de ces avantages, les questions culturelles, liées à la vie à la campagne et aux traditions nationales, peuvent constituer un vrai obstacle.
 
Les conclusions sur les priorités  telles que l”environnement, l”énergie et la compétitivité sont confirmés par une autre étude, conduite par l”Institut européen de Roumanie. En outre, cette dernière étude fait une analyse des cinq scénarios possibles de la réforme du budget de l”UE et de leur impact potentiel sur le pays et sur l”Europe.
 
Le rôle de ces études est très important, pour faire mieux comprendre des questions plutôt techniques et faire toucher du doigt les avantages et désavantages des différentes options en présence.
 
POUR EN SAVOIR PLUS
Mihai Panaite, La Roumanie et la réforme du budget de l”UE : à quel niveau nous contribuons, combien nous recevrons et quelles peuvent être les destinations de l”argent européen ? (România _i reforma bugetului comunitar – Cât dm, cât primim _i la ce putem folosi banii europeni?), Centrul Român de Politici Europene, mars 2010 ;
 
Napoleon Pop (coordonnateur), Niculae Done et Mihai Dimitriu, Étude numéro 2, Le futur des ressources propres des Communautés européennes :les implications sur la contribution de la Roumanie au budget de l”UE (Studiul nr. 2, Viitorul resurselor proprii ale Comunitcilor Europene, prin prisma implicaciilor asupra contribuciei României la bugetul UE), Studii de Strategie _i Politici (SPOS 2009), Institutul European din România, 2009 ;
 
Mona Scri_oreanu, On a versé 3 milliards au budget de l”UE pour toucher 553 millions en retour (Am vrsat 3 miliarde la bugetul UE ca s încasm 553 milioane), Capital, 29 juin 2009 ;
 
Une étude sur l”usage des fonds européens dans les pays d”Europe centrale, faite par l”équipe d”experts sur le secteur public du cabinet de consultants KPMG, EU Funds in Central and Eastern Europe, 2008, (en anglais)
 
European Commission, DG Regio, Economic Crisis – the response from European Cohesion Policy
 
George-Dian Balan
 

Catégories : Les priorités du budget 2014-2020