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L’obésité animale : un problème de plus en plus pesant

Alors que les Terriens sont de plus en plus obèses, leurs animaux domestiques ont une fâcheuse tendance à les imiter. Un problème qui pèse sur leur santé, leur portefeuille et plus généralement la société toute entière.

L’obésité menace lourdement notre société. D’après une enquête élaborée par Hill’s Pet Nutrition, en Europe de l’ouest 50 % des chats et des chiens seraient en surpoids, ce qui place cette maladie au rang d’épizootie, véritable épidémie bestiale.

Plombant, cet état des lieux serait en partie lié aux comportements abusifs des maîtres, parfois eux-même touchés par la maladie et qui n’imaginent pas renoncer à offrir des friandises à leurs petits amis puants : l’enquête montre que « plus de 40 % des propriétaires donnent des friandises à leur animal plus d’une fois par jour, les femmes célibataires propriétaires de chiens étant les principales fautives ! ».

« La sédentarité de l’homme moderne et celle de ses compagnons vont de pair. L’humain montre son affection envers son animal en le nourrissant et se déculpabilise de le laisser seul toute la journée de la même manière », explique Yves Tarte, vétérinaire et chargé du développement professionnel chez Hills’s Pet Nutrition. Dans certains cas, le surpoids peut être le résultat d’une anxiété chez l’animal. Certaines études américaines évoquent également des causes épigénétiques, environnementales et infectieuses.

Le problème qui se pose généralement dans ces cas de figure, c’est que de nombreux propriétaires refusent de regarder la réalité en face, même si celle-ci est conséquente. Pour certains, accepter que son animal ait un problème de poids, c’est un peu comme avouer que sa femme est obèse. Pourtant, il existe un moyen simple et efficace de savoir si c’est le cas : le test des côtes. Si celles-ci et la colonne vertébrale sont difficilement palpables, que le creux de flanc n’est plus visible, on considère que le chien ou le chat est en excès de poids.

Reste qu’il faut éviter de prendre ce problème à la légère. Outre l’aspect esthétique, le surpoids et l’obésité sont des facteurs aggravants ou déclencheurs de nombreuses pathologies comme l’arthrite, les blessures aux ligaments croisés, les maladies cardiaques, les cancers, le diabète, #etjenpasse. Pire, l’obésité animale menace certains rouages essentiels au bon fonctionnement de notre société : les compagnies d’assurances. Les assureurs prennent de plus en plus en charge les pathologies causées par l’obésité et le surpoids : arthrose précoce et troubles cardio-vasculaires par exemple.

Elles remboursent également les dépenses en aliments spécifiques pour perdre du poids. Or, si l’obésité se répand, les frais de remboursement augmentent rapidement. En effet, une étude réalisée en 2011 par la compagnie SantéV, montre que les frais des soins vétérinaires ont grimpé de 72 % en dix ans ! Aux États-Unis où les animaux de compagnie sont beaucoup plus assurés qu’en France (seulement 4 %), la société d’assurance pour animaux domestiques Veterinary Pet Insurance Inc évalue à 17 millions de dollars les remboursements des maladies liées à l’obésité pour l’année 2009. Si nous ne mettons pas rapidement nos petits amis à la diète, nous allons être confrontés à un problème de taille.

Aller plus loin.

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