Thema

Ken Loach, un cinéaste en colère

Cinéma -
90 min
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    • Diffusion :
    • mercredi 26 octobre à 22h35
    • Disponible en direct : oui
    • En ligne du 26 octobre au 2 novembre 2016
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De "Kes" (1969) à "Moi, Daniel Blake" (2016), retour sur le parcours d'un cinéaste britannique sans concession, qui mêle intimement, et avec une énergie farouche, cinéma et luttes sociales depuis un demi-siècle.

En 2015, l'écrasante victoire des conservateurs aux élections législatives et leurs premières mesures l'arrachent à sa brève retraite. Palme d'or du dernier Festival de Cannes, Moi, Daniel Blake (en salles le 26 octobre) atteste d'un esprit de révolte inaltéré, ébauché sur les bancs d'Oxford, où le fils d'ouvrier tory prend conscience, au contact de la future classe dirigeante, des inégalités qui régissent le monde. Ken Loach a fait ses premières armes de réalisateur engagé dans la seconde moitié des années 1960 sur la BBC, à travers une série de téléfilms imprégnés de réalisme documentaire (Up the junction, Cathy come home...), dans lesquels il capte la vie ouvrière. Pendant la décennie thatchérienne, il s'empare des luttes sociales en cours dans des documentaires militants, mais se heurte à la frilosité des diffuseurs. La traversée du désert prend fin en 1990 avec Secret défense, Prix du jury à Cannes et coup d'envoi d'une longue succession de triomphes, entre fresques historiques (Le vent se lève) et drames sociaux (Ladybird, Sweet sixteen).

Au plus près du réel

De son enfance dans les Midlands au tournage de son dernier opus, la réalisatrice Louise Osmond passe en revue le singulier parcours d'un cinéaste aussi révéré qu'abhorré par une partie de la critique et du public. Aux précieux extraits de son imposante filmographie se mêlent des interviews avec sa famille et ses collaborateurs (le producteur Tony Garnett, l'acteur Cillian Murphy, le scénariste Paul Laverty...), qui éclairent sa personnalité duale de subversif aux douces manières, autant que ses méthodes de travail, qui le poussent à cacher le script à ses acteurs et à tourner chronologiquement, au plus près du réel. Le réalisateur lui-même replonge avec malice et émotion dans ses souvenirs, évoquant ses convictions en même temps que ses renoncements ou ses blessures, dont la perte de son deuxième fils dans un tragique accident de voiture.

Générique
  • Réalisation :Louise Osmond
  • Pays :France
  • Année :2016
  • Origine :ARTE F
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