Thema

Tony Curtis

Le gamin du Bronx

Documentaire -
56 min
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    • Diffusion :
    • dimanche 18 décembre à 22h40
    • Disponible en direct : oui
    • En ligne du 18 décembre au 26 décembre 2016
    VOD-DVD

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De la tragédie de l'enfance à l'apaisement des dernières années, de "Certains l’aiment chaud" à "Amicalement vôtre", un voyage intime avec Tony Curtis (1925-2010), l’un des premiers sex-symbols masculins d'Hollywood.

Yeux de braise, coiffure de rebelle et torse lisse, qu'il dénude volontiers : à l'aube des années 1950, à 24 ans, Tony Curtis, né Bernard Schwartz, fut l’un des premiers sex-symbols masculins de Hollywood. Dès son plus jeune âge, sur le pavé du Bronx, il a misé sur son charme et son énergie pour échapper aux naufrages de son enfance : une famille d'émigrés juifs hongrois engluée dans la misère, une mère schizophrène qui le bat, un petit frère tendrement aimé, renversé à 9 ans par un camion. Engagé volontaire dans la marine pour combattre le nazisme, ce mordu de cinéma apprend après la guerre les rudiments du métier d'acteur. Repéré par Universal avant même de décrocher son diplôme, il échappe assez vite à l'anonymat du menu fretin des studios, marigot impitoyable éclairé par une brève liaison avec la starlette Marilyn Monroe. En 1951, son mariage avec Janet Leigh, l'une des stars de la MGM, lui permet d’accéder à de vrais rôles de composition, notamment Trapèze, puis Le grand chantage. S'il se prête goulûment aux diktats de la célébrité, il n'hésite pas à afficher son combat contre la ségrégation (notamment lors du tournage de La chaîne, avec Sidney Poitier) ou à défendre l'ambiguïté sexuelle d'un rôle (Spartacus). Et son irrésistible prestation dans Certains l’aiment chaud (1959), aux côtés de Jack Lemmon et de Marilyn, qu'il en vient à haïr pour ses retards légendaires, est entrée au panthéon du septième art.

Fantômes

À ces années flamboyantes succède un long et douloureux déclin. Même s'il tourne encore quelques grands films (Le dernier nabab, L'étrangleur de Boston) et savoure un grand succès de télévision avec Amicalement vôtre, Tony Curtis est rattrapé par les fantômes de l'enfance. Avant de trouver, sur le tard, une forme de sérénité auprès d'une énième conquête, loin du cinéma. Et c'est en paisible retraité qu'il témoigne dans ce film tourné peu avant sa mort, en 2010. Entre ombre et lumière, archives et témoignages (Debbie Reynolds, Piper Laurie, Harry Belafonte…), un voyage intime avec l'une des dernières icônes de l'âge d'or hollywoodien.

Générique
  • Réalisation :Ian Ayres
  • Pays :France
  • Année :2011
  • Origine :ARTE F
Commentaires (0)
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    Yeux de braise, coiffure de rebelle et torse lisse, qu'il dénude volontiers : à l'aube des années 1950, à 24 ans, Tony Curtis, né Bernard Schwartz, fut l’un des premiers sex-symbols masculins de Hollywood. Dès son plus jeune âge, sur le pavé du Bronx, il a misé sur son charme et son énergie pour échapper aux naufrages de son enfance : une famille d'émigrés juifs hongrois engluée dans la misère, une mère schizophrène qui le bat, un petit frère tendrement aimé, renversé à 9 ans par un camion. Engagé volontaire dans la marine pour combattre le nazisme, ce mordu de cinéma apprend après la guerre les rudiments du métier d'acteur. Repéré par Universal avant même de décrocher son diplôme, il échappe assez vite à l'anonymat du menu fretin des studios, marigot impitoyable éclairé par une brève liaison avec la starlette Marilyn Monroe. En 1951, son mariage avec Janet Leigh, l'une des stars de la MGM, lui permet d’accéder à de vrais rôles de composition, notamment Trapèze, puis Le grand chantage. S'il se prête goulûment aux diktats de la célébrité, il n'hésite pas à afficher son combat contre la ségrégation (notamment lors du tournage de La chaîne, avec Sidney Poitier) ou à défendre l'ambiguïté sexuelle d'un rôle (Spartacus). Et son irrésistible prestation dans Certains l’aiment chaud (1959), aux côtés de Jack Lemmon et de Marilyn, qu'il en vient à haïr pour ses retards légendaires, est entrée au panthéon du septième art.

    Fantômes

    À ces années flamboyantes succède un long et douloureux déclin. Même s'il tourne encore quelques grands films (Le dernier nabab, L'étrangleur de Boston) et savoure un grand succès de télévision avec Amicalement vôtre, Tony Curtis est rattrapé par les fantômes de l'enfance. Avant de trouver, sur le tard, une forme de sérénité auprès d'une énième conquête, loin du cinéma. Et c'est en paisible retraité qu'il témoigne dans ce film tourné peu avant sa mort, en 2010. Entre ombre et lumière, archives et témoignages (Debbie Reynolds, Piper Laurie, Harry Belafonte…), un voyage intime avec l'une des dernières icônes de l'âge d'or hollywoodien.

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