Isabelle Adjani

Isabelle Adjani

dimanche 05 mai à 22h10 (69 min)

Isabelle Adjani

2 ou 3 choses qu'on ne sait pas d'elle...

dimanche 05 mai à 22h10 (69 min)

Rediffusion vendredi 10.05 à 2h00
Rediffusion dimanche 12.05 à 13h25
Rediffusion vendredi 31.05 à 9h05
Rediffusion dimanche 19.10 à 16h25

Isabelle Adjani dévoile une part de son mystère, dans un entretien à coeur ouvert ponctué d'archives émouvantes et d'extraits de films, de "L'histoire d'Adèle H." à "Camille Claudel".

On sait d’elle, peut-être, que son père est d’origine algérienne et que sa mère venait d’Allemagne ; qu’à l’âge tendre de 17 ans, elle entrait par la grande porte à la Comédie-Française pour être révélée un an plus tard dans une mise en scène de L'école des femmes de Jean-Paul Roussillon ; que de L’histoire d’Adèle H. (1975) à La journée de la jupe (2008) en passant par Possession (1981), Camille Claudel (1988) et La reine Margot (1994), elle a marqué ses rôles au cinéma d’une intensité inégalée, récompensée à de multiples reprises (cinq Césars, deux nominations aux Oscars et deux prix d’interprétation à Cannes). Mais sait-on qu’à 14 ans, elle s’était maladroitement teinte en blonde pour décrocher son premier rôle dans Le petit bougnat ? Se souvient-on du mélange de naturel et de légèreté qu’elle arborait à ses débuts, quand sa notoriété ne la faisait pas encore souffrir ? Et sait-on l’amour des textes et du jeu qui porte cette extraordinaire comédienne ?

L’acrobate

"Mieux vaut le style que les viscères", rétorque finalement avec humour celle qui se qualifie elle-même d’"acrobate". Commentant archives et extraits de films, mêlant souvenirs intimes et profession de foi, elle revient sur les étapes d’une carrière qui se confond avec sa vie, face à une caméra complice. Tour à tour femme de tête et éternelle fille fragile, indifférente à son image quand l'émotion prend le dessus en direct, elle dévoile une part du mystère, mais brouille les pistes une fois de plus. Et derrière l’aura de la star, pointe la sincérité têtue de l’antistar, qui fut toujours rétive à se laisser enfermer dans les clichés de papier glacé.

Réalisation:  Frank Dalmat