Barbarella

Barbarella

mardi 09 août à 2h10 (94 min)

Barbarella

mardi 09 août à 2h10 (94 min)

Déjà diffusé lundi 08.08 à 20h55

En l'an 4000, l'astro-pilote Barbarella est chargée de sauver l'amour universel... Réalisée en 1968 par Roger Vadim, l'adaptation réussie de la bande dessinée érotico-soft de Jean-Claude Forest, avec Jane Fonda, Ugo Tognazzi, David Hemmings et... le mime Marceau.

Alors que l'univers est pacifié depuis des siècles, le physicien Duran-Duran, disparu sur une planète éloignée, met au point une arme, le Polyrayon 4, mettant en danger l'équilibre de l'amour universel. Au grand dam des Terriens, Duran-Duran peut déclencher une chienlit archaïque : la guerre. La plus qualifiée des astro-pilotes, Barbarella, se voit confier par le président de la Terre la mission très spéciale de retrouver cet homme pour neutraliser ses projets. Dans son vaisseau en forme de toboggan, elle traverse l'espace et se pose en catastrophe sur une planète inconnue...

Pulpeuse fiction

Cette adaptation réussie de la bande dessinée érotico-soft de Jean-Claude Forest réunit toute les qualités de la fantaisie hallucinée. L'inventaire des trouvailles de langage, des décors et des costumes (signés Paco Rabanne) épouse à lui seul la démesure. Chaque scène crée la surprise, engendrant de multiples univers toujours déjantés, et l'héroïne, tantôt amazone tantôt objet, connaît bon nombre de péripéties. À son arrivée sur la planète inconnue, prisonnière des enfants tyrans, Barbarella se retrouve les mains attachées à une créature en caoutchouc, charriée sur une banquise en carton-pâte, sur fond de ciel lointain constitué d'images kaléidoscopiques et de musique pop. Le passage où son ennemi, Duran-Duran, aux manettes de l'Orgasmotron, tente de provoquer sa mort en la faisant jouir, appartient indiscutablement à la grande histoire du nanar. En 1968, Dino de Laurentiis produit deux longs métrages directement inspirés par le neuvième art : celui de Roger Vadim et celui de Mario Bava ( Danger diabolik). Dans Barbarella, la marque de fabrique Laurentiis se ressent jusque dans les références à la cinématographie italienne. Les décors du labyrinthe des rêves, passage le plus sombre du film, évoquent ceux de L'inferno (1911), adaptation magistrale de la Divine comédie de Dante par Francesco Bertolini et Adolfo Padovan.

Auteur:  Jean-Claude Forest
Image:  Claude Renoir
Montage:  Victoria Mercanton
Musique:  Charles Fox
Production:  Marianne Productions, Dino De Laurentiis Cinematografica
Producteur/-trice:  Dino De Laurentiis
Réalisation:  Roger Vadim
Scénario:  Terry Southern, Roger Vadim
Avec :
Jane Fonda
John Phillip Law
Anita Pallenberg
Milo O'Shea
David Hemmings
Marcel Marceau
Claude Dauphin
Véronique Vendell
Serge Marquand