Maria Callas assoluta

Maria Callas assoluta

dimanche 01 décembre à 22h50 (98 min)

Maria Callas assoluta

dimanche 01 décembre à 22h50 (98 min)

Rediffusion dimanche 22.12 à 5h50

Conçu comme un roman, ce beau portrait de Maria Callas évoque la femme et l'artiste en s'appuyant sur sa propre voix et sur des archives d'une richesse exceptionnelle. Au cours de sa vie, la cantatrice a tenté d'incarner ses deux héroïnes de coeur : la Traviata (la femme amoureuse) et Norma (la grande prêtresse de l'opéra). Une cohabitation finalement destructrice.

1958. Maria Callas, née Maria Kalogheropoulos, chante pour la première fois au palais Garnier. Le Tout-Paris s'est déplacé et la soirée est retransmise en direct à la télévision. Après la représentation, quatre cent cinquante personnes assistent au banquet donné en l'honneur de la cantatrice. Parmi elles, Jean Cocteau, Charlie Chaplin, Martine Carol et… un armateur grec subjugué par la diva : Aristote Onassis. Trois mois plus tard, Maria Callas fait une brève escale à Venise. Elle se rend au bal de la comtesse de Castelbarco – la fille de Toscanini – et croise à nouveau Onassis. Ce dernier lui propose une croisière sur son yacht, mais elle décline l'invitation. Désormais, à la fin de chaque concert, elle reçoit d'énormes bouquets de roses rouges accompagnés d'une carte signée de "l'autre Grec". En 1959, la Callas ne chante qu'un seul opéra à Covent Garden : Médée de Cherubini. Elle obtient douze rappels, mais n'est toujours pas satisfaite. La cantatrice a un autre rendez-vous : à l'hôtel Dorchester, Onassis donne un bal en son honneur. L'armateur et la diva se découvrent une même passion pour le tango et dansent longuement ensemble. À deux heures du matin, Maria Callas accepte l'invitation d'Onassis à une croisière en mer Égée…

Une héroïne absolue

Aussi poignant qu'une fiction, ce portrait se présente comme le premier roman vrai sur Maria Callas : une évocation de la femme et de l'artiste qui s'appuie sur sa propre voix et sur des archives d'une richesse exceptionnelle. Au cours de sa vie, la cantatrice a tenté d'incarner ses deux héroïnes de cœur : la Traviata – la femme amoureuse – et Norma – la grande prêtresse de l'opéra. Une cohabitation finalement destructrice puisque Maria Callas perdra et son amour et sa voix. Roman total, le film épouse cette dualité vertigineuse sur tous les théâtres du monde, de la Scala à la Julliard School en passant par Épidaure, et fait revivre avec éclat une tragédienne inoubliable chez qui tout est plus grand : la volonté, le génie musical, la gloire, la passion amoureuse, la trahison, la solitude. Un très beau film réalisé par Philippe Kohly, auteur de nombreux portraits-romans (sur Matisse-Picasso, Jacques-Henri Lartigue, Barbara, Dalida, Line Renaud…).

Réalisation:  Philippe Kohly