Alors, les plus faibles ferment boutique. Les petits exploitants doivent donc se regrouper s’ils veulent résister à cette évolution très rapide qui agit comme une lame de fond. Ils doivent impérativement unir leurs forces et sensibiliser l’opinion publique pour tenter de préserver un paysage cinématographique hétérogène et bigarré. Telle est la raison d’être de Kino Climate.
L’enjeu est de taille car il s’agit ni plus ni moins que de protéger la diversité culturelle et de lutter contre l’appauvrissement et la banalisation des contenus du 7e art.
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A Bruxelles, Court-circuit va au Cinéma Nova à la rencontre de Katia Rossini et Peter van Hoof (IFFR). Lors de cet entretien, il est question du mythe fondateur et de la recherche d’un nom pour le mouvement. Le réseau Kino Climate a pris comme modèle le manifeste du NOVA.
Au Filmclub813 de Cologne, nous discutons avec Bernhard Marsch qui est à la fois exploitant de salle, réalisateur de courts métrages et membre actif de Kino Climate. Il nous explique ce que le réseau peut apporter aux réalisateurs indépendants et quelles possibilités il leur offre. Bernhard Marsch passe des extraits du premier court métrage Climate sur une bobine de film argentique, et nous donne sa vision sur l’avenir du court métrage indépendant.
La salle Kino im Sprengel à Hanovre est la dernière étape de notre parcours. Peter Hoffmann insiste sur l’importance d’un cinéma indépendant dans les centres-villes, et expose les problèmes causés par la montée en charge du cinéma numérique. Les majors ont proposé des standards qui ont été entérinés, ce qui fait grimper les coûts en flèche et provoque une sélection des exploitants. Vu les maigres subventions publiques, seules les salles qui répondent à des critères très exigeants sont en droit d’espérer une aide financière.






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