Avec ses quelque 8 000 habitants – dotés d’un important pouvoir d’achat –, elle s’est avérée un terrain d’expérimentation tout trouvé pour le père de la Transition, Rob Hopkins, professeur de permaculture – une méthode respectueuse de la nature et de l’homme. Pour lui, il s’agit de faire face à un double enjeu : le changement climatique et la fin prochaine du pétrole bon marché.
Une résolution : anticiper cette inéluctable évolution, sans attendre une quelconque action des gouvernements, mais – autant que possible – en collaboration avec les autorités locales.
Il ne s’agit pas de vivre en autarcie, mais de permettre à chacun de se préparer à des lendemains moins chantants – c’est l’idée-force de la résilience, ou la capacité à s’adapter à un bouleversement majeur. Initiative citoyenne et apolitique, elle s’est largement répandue dans le monde (on compte au moins 400 villes en transition aujourd’hui). Car à force de séminaires et de conférences, les convertis de la première heure ont fait de nouveaux adeptes.
Outre Totnes, ARTE Reportage s’intéressera ainsi à l’expérience de transition menée au cœur même de la capitale britannique, dans le quartier de Brixton. Un tout autre contexte…
De Totnes à Londres
Membre actif du groupe Transition Town Brixton (TTB), Duncan Law évoque la manière dont le quartier londonien de Brixton a adapté à la capitale le concept des villes en transition. L’occasion de dresser un bilan comparatif du mouvement dans une petite ville comme celle de Totnes – où il est né – et dans une grande agglomération.
Le projet « Transition Streets »
Épouse de l’ancien maire de Totnes, Tony, Carole Whitty est restée très impliquée dans la Transition. Elle revient pour nous sur l’un des projets phares du mouvement dans la petite ville du Devon : les « Transition Streets ». Une démarche concrète et participative qui, rue par rue, a permis le développement de nombreuses actions – comme l’installation de panneaux solaires dans les foyers.






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