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White terror

Une enquête de Daniel Schweizer (Skin or die, Skinhead attitude) au sein des réseaux d'extrême droite.

jeudi, 4 août 2011 à 22:25

Rediffusions :
21.02.2012 à 23:45
White terror
(Suisse, 2005, 89mn)
ARTE / SSR
Réalisateur: Daniel Schweizer

Stéréo 16 / 9

Une enquête de Daniel Schweizer (Skin or die, Skinhead attitude) au sein des réseaux d'extrême droite, dont les ramifications internationales font apparaître une inquiétante communauté de la haine.

Le 27 janvier 2001 à Interlaken (Suisse), un jeune membre de l'Ordre des chevaliers aryens est assassiné par ses compagnons pour n'avoir pas respecté la loi du silence. Ce meurtre constitue le point de départ de l'enquête menée pendant plusieurs années par le réalisateur Daniel Schweizer au sein de différentes organisations extrémistes, en Europe, aux États-Unis et en Russie. Familier des mouvements skinhead, sur lesquels il s'est déjà penché dans Skin or die et Skinhead attitude (diffusés par ARTE en août 2000 et septembre 2004), Daniel Schweizer révèle ici l'inquiétante réalité qui se cache derrière un slogan : "White power."
C'est une cassette vidéo qui sert de fil conducteur à cette effrayante plongée dans la nébuleuse des mouvements extrémistes et racistes nés de la sous-culture skinhead. Conçue comme beaucoup d'autres en Suède, où la législation est moins répressive que dans d'autres pays européens, cette cassette fait partie des vidéos diffusées sur Internet, conjuguant black metal, messages haineux et images nauséabondes. Ces guides à l'usage du parfait néonazi sont particulièrement appréciés en Russie et aux États-Unis. En Russie, la proximité de plusieurs députés avec l'extrême droite, jointe à l'apathie de la justice face aux crimes racistes, favorise la banalisation des idées xénophobes. Aux États-Unis, des groupuscules extrémistes proches du Ku Klux Klan, des fondamentalistes chrétiens ou des néonazis s'organisent en mouvements de résistance armée indépendants, préconisant la "guerre sainte raciale". Leurs idées sont parfois partagées par des citoyens plus ordinaires, comme cette jeune mère de famille texane qui exprime presque naïvement son racisme devant la caméra.
Aux uns et aux autres, le réalisateur donne la parole librement, sans commenter ni diaboliser. S'il se heurte parfois à des refus hostiles, il parvient à offrir un panorama saisissant de ces factions et de leurs activités aux quatre coins du monde. Alternant brefs portraits et reportages avortés sur des rassemblements fascistes (plus autorisés qu'on ne le pense), le film pointe le danger que représentent, non pas le nombre de ceux qui se réclament du "white power", mais les synergies qu'ils développent à travers le monde, plus particulièrement dans les pays de l'ex-bloc soviétique.