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Arte Journal - 30/10/12

Sandy, une tempête sur internet

Le calme après la tempête. L'ouragan Sandy a finalement causé moins de dégâts que certaines visions apocalyptiques ne le prévoyaient même si le bilan humain et matériel reste lourd. A se demander si ce n'est pas finalement sur les réseaux sociaux que la tempête a été la plus forte.

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Les deux principaux sites communautaires pris d'assaut, en plein coeur de la tempête. Facebook et plus encore Twitter, ont été privilégiés en premier lieu par les New-yorkais eux-mêmes qui cherchaient à faire partager leur vision de cet évènement météo impressionnant mais aussi à rassurer leurs proches. Du côté des journalistes aussi, on a beaucoup utilisé ces nouveaux vecteurs d'information. Pas par volonté de moderniser son style de narration mais d'abord par obligation. L'impossibilité de circuler, les difficultés de transmissions avec des moyens lourds ont souvent contraint en début de journée les professionnels de l'info à passer par les réseaux sociaux, lorsque cela était encore possible. En effet sur sa page d'accueil, ce matin, le Huffington Post indiquait que l'ouragan avait provoqué des "difficultés techniques" qui obligent le site à ne publier que quelques articles, sans photos ni liens. Même difficultés pour Buzzfeed qui avait invité ses visiteurs à se rendre sur ses comptes Tumblr, Twitter et Facebook pour ses dernières actualisations.

Des gouverneurs qui tweetent leurs conseils
La grande nouveauté lors du passage de Sandy au-dessus de New York, c'est surtout l'utilisation des nouveaux médias par les autorités elles-mêmes. Twitter est ainsi devenu pour le meilleur moyen de transmettre les consignes de sécurité aux habitants des zones à risque. Routes coupées, évacuations, avancée en temps réel de l'ouragan, état du réseau électrique ou téléphonique, conseils en cas d'inondation, tout y est passé. Andrew Cuomo, le gouverneur de New York en personne a même envoyé une centaine de tweets à ses 35 000 abonnés dans la journée précédant le chaos, imité par plusieurs de ses collègues. Cet outil de communication de crise a été également abondamment utilisé pour montrer l'implication des autorités : en plus des appels à la vigilance, le fil Twitter du gouverneur du New Jersey, Chris Christie lui a aussi permis de publier plusieurs photos le présentent en réunion avec son cabinet. Le candidat républicain Mitt Romney y est lui aussi allé de son tweet : un message court posté juste avant l'arrivée des vents violents pour recommander à ses partisans de "retirer les pancartes de soutien plantées dans leur jardin de peur qu'elle ne s'envole et ne blesse un passant". Ou comment rappeler aux Américains que les élections se déroulent dans une semaine même si par décence, la campagne a été suspendue !

Le gouverneur de l'État de New York demande de rester vigilant même après le passage de Sandy en raison du risque d'inondations



Le gouverneur de l'État du New Jersey suit les images en provenance de l'hélicoptère de la police en compagnie de son staff



Des faux plus vrais que nature
De vrais témoignages, des consignes importantes donc... mais aussi de nombreuses fausses informations et parodies en tout genre : c'est cela aussi la magie des réseaux sociaux. Avant même l'arrivée de Sandy, un photomontage impressionnant utilisant une vraie image de cyclone semblant plonger New-York vers la fin du monde avait été partagée des dizaines de milliers de fois. Moins terrifiante, la photo de la statue de la Liberté a un air de Marylin sur Freakingnews.com avec sa robe emportée par la bourrasque. S'informer en temps réel via le net sur la situation lors d'un évènement exceptionnel, c'est bien, mais attention aux contrefaçons !


Damien Wanner/ Arte Journal

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Edité le : 30-10-12
Dernière mise à jour le : 30-10-12