Il s’agit moins de traquer l’insolite, que des gestes délibérés. En ce sens, leur démarche est souvent politique, et leurs sujets de prédilection restent les slogans censurés et ce qu’ils nomment les « empêchements » : grilles, barrières, pics qui interdisent de passer, s’asseoir, s’allonger.
On se laisse bien volontiers guider par ces deux explorateurs du patrimoine urbain, ravis d’être emmenés, déplacés, désorientés, stoppés au gré de leurs découvertes. « On va s’arrêter là » dit un des Michel, avant d’imaginer tout un scénario autour d’un ticket de métro coincé dans une fissure du mur. Puis de le relier à une inscription un peu plus loin.
Et le chewing gum dans tout ça ? Cet omniprésent héros urbain a forcément un rôle à jouer dans les visites de Dector & Dupuy. Pour le film de Vassili Silovic, ils lui ont consacré une visite entière à Paris, dans le quartier du Marais.
Ce geste artistique et amical n’a hélas pas trouvé sa place dans le film, mais on peut le découvrir ici en quatre arrêts inédits.
Video 1 : Une décoration gratuite
Le chewin gum est pour Dector et Dupuy une décoration qui met de la couleur, de la vibration, de la texture et de la densité.
Video 2 : Le couple Bogart/Bacall
L'art est partout: le couple Bogart/Bacall, version mâché, rue de Braque.
Video 3 : L’irrésistible attrait de la bande podotactile
Romance sur le bitume: pastilles et plots, à la colle.
Video 4 : Comme un oiseau pris dans la marée noire
Plus qu'un simple morceau de gomme sur le mur : dans quelques siècles il pourrait être un fossile pour les archéologues.






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