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51 Birch Street

Anatomie d'un mariage malheureux, par l'un de ses enfants : le réalisateur lui-même.

mercredi, 20 avril 2011 à 10:00

Rediffusions :
Pas de rediffusion
51 Birch Street
(Etats-Unis, 2005, 87mn)
ZDF
Réalisateur: Doug Block

VOST

Anatomie d'un mariage malheureux, par l'un de ses enfants : le réalisateur lui-même. Un voyage au coeur de la famille américaine, impudique au premier abord puis de plus en plus émouvant.

Cela commence un peu comme ces films de mariage, que Doug Block, le réalisateur, tourne pour arrondir ses fins de mois : des retraités pleins de vigueur, ses parents, fêtent leurs cinquante ans d'union, entourés d'une nombreuse parenté dans leur coquette maison de la banlieue new-yorkaise, au 51 de la rue des Bouleaux (Birch Street). Depuis longtemps, le réalisateur immortalise pour lui-même et les siens tous ces événements familiaux, ainsi que les conversations avec sa mère, dont il se sent très proche. Mais s'il entreprend de prolonger ces images par le tournage d'un documentaire, c'est qu'une série d'événements a fait voler en éclats la photo idéalisée du mariage parental. Trois mois après la mort de sa mère, emportée par une maladie foudroyante, son père se remarie - à 83 ans ! - avec une ancienne secrétaire, et s'apprête à déménager en Floride. Il faut vider la maison où ses parents ont vécu. Et Doug, déjà passablement ébranlé, découvre, dans les innombrables carnets intimes de la défunte, une vie conjugale à l'opposé de la "réussite" qu'elle affichait de son vivant.

Au nom du père
51 Birch Street est à la fois le journal d'une quête, un film de famille et un autoportrait, dans lequel Doug Block se met en scène avec une foi naïve dans les vertus de la parole, qui, d'emblée, peut sembler quelque peu impudique. Mais au fil de ses questions (à ses proches, à un thérapeute, à un rabbin...) et de sa plongée douloureuse dans les milliers de pages laissées par la disparue, il compose un récit à la fois intime et universel. Il raconte le désespoir d'une trop jeune mère des années 50 découvrant que les happy ends hollywoodiens ne reflètent pas la vraie vie, le grand bouleversement des années 60 et 70, les accommodements d'un couple résigné à l'échec. Mais il restitue surtout la beauté de sa rencontre, sur le tard, avec un père silencieux et lointain, que l'on approche au même rythme que lui. Le film s'achève sur cette note limpide qui donne sens et harmonie à ce flot de confessions, de souvenirs, de photos ou de films d'archives, passant, dans une discrète métamorphose, de la méfiance à la reconnaissance.