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Cinéma sur ARTE - 22/06/12

Peur sur la ville

Film d’Henri Verneuil (France/Italie, 1975, 2h)
Scénario : Henri Verneuil, Jean Laborde, Francis Veber
Avec : Jean-Paul Belmondo (le commissaire Jean Letellier), Charles Denner (l’inspecteur Moissac), Adalberto Maria Merli (Pierre Valdeck/Minos), Rosy Varte (Germaine Doizon), Jean Martin (le commissaire Sabin), Lea Massari (Nora Elmer), Catherine Morin (Hélène Grammont), Germana Carnacina (Pamela Sweet), Giovanni Cianfriglia (Marcucci)
Image : Jean Penzer, Musique : Ennio Morricone, Montage : Pierre Gillette, Henri Lanoë, Production : Cerito Films, Mondial Televisione Film

Un Bébel prêt à tout, un tueur allumé et quelques belles créatures, tous les ingrédients sont réunis pour un grand polar à la française mené de main de maître par Henri Verneuil.


Derrière ses lunettes noires qui dissimulent un oeil de verre, Minos est un tueur psychopathe obsédé par L'enfer de Dante. Chaque nuit, il harcèle au téléphone des femmes seules dont il juge la vie sexuelle dépravée. Un soir, il s'en prend à Nora Elmer, pourtant barricadée au dix-septième étage de sa tour ultramoderne. Lorsque l'on découvre le corps de la jeune femme au pied de l'immeuble, c'est le commissaire Letellier qui se charge de l'enquête. Obsédé par un braquage qui a mal tourné et plus habitué aux règlements de comptes avec le milieu, il a du mal à s'intéresser à cette affaire de psychopathe. Mais au fil des jours, les meurtres de femmes vont s'intensifier et Letellier finit par faire de la capture de Minos une affaire personnelle.

Trente-sept ans après sa sortie, Peur sur la ville n'a pas pris une ride. Thriller hyperréaliste et haletant, le film est servi par des seconds rôles savoureux, de Rosy Varte à Jean-François Balmer en passant par la belle Lea Massari ou l'inoubliable Charles Denner. C'est l'occasion de se replonger dans le Paris des années 1970, entre les vieux bars mal famés, repaires de truands à la papa, et la modernité des tours du Front-de-Seine. Un terrain de jeu formidable pour Jean-Paul Belmondo, au sommet de sa forme, comme le montre la scène mythique où il traverse le pont de Bir-Hakeim, debout sur un wagon de métro lancé à toute allure. Cavalcades sur les toits de Paris ou assaut de tours phalliques, l'acteur, qui a réalisé lui-même toutes les cascades, joue avec son image de brute sympathique, héros solitaire tentant de remettre de l'ordre dans "l'ultramoderne solitude" d'une société en mutation.

Peur sur la ville
jeudi, 19 juillet 2012 à 01:10
Pas de rediffusion
(France, Italie, 1975, 120mn)
ARTE F / ZDF

Edité le : 22-06-12
Dernière mise à jour le : 22-06-12