"Condoléances aux États-Unis"
La veille, le Conseil de sécurité de l'ONU, avait jugé "injustifiables" les violences provoquées par la vidéo décrivant le prophète Mahommet comme un imposteur. Même tonalité en Arabie Saoudite qui condamne officiellement le film mais aussi les attaques meurtrières sur des représentations américaines. L'Arabie Saoudite a transmis "ses condoléances aux Etats-unis pour les victimes des violences visant le consulat américain à Benghazi", principale ville de l'Est libyen. Message d'excuses aussi du côté du Yémen après l'attaque de l'ambassade américaine. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi s'est également engagé auprès du président Obama à châtier les coupables.
Les islamistes attisent la colère
En revanche, Al-Qaïda souhaite visiblement continuer à souffler sur les braises et profiter de la vague d'indignation anti-américaine de ces derniers jours. L'organisation terroriste a appelé les musulmans à continuer à s'en prendre aux intérêts américains après une baisse des tensions constatée aujourd'hui dans les rues du monde arabe. Sans surprise, les islamistes somaliens shebab et les talibans pakistanais sont sur la même longueur d'ondes avec des appels à la vengeance vis-à-vis de l'Occident. Les talibans afghans, ont d'ailleurs affirmé avoir attaqué vendredi soir la base où est stationné le prince Harry, "en représailles contre le film insultant". Deux Marines sont morts dans l'assaut.
Un film qui a bon dos ?
Dans la majeure partie de la presse du monde musulman, on oscille entre condamnation virulente du film et des violences auxquelles il a servi de prétexte. De la revue de presse réalisée par nos confrères de Slate Afrique, on retient surtout l'extrait du quotidien algérien L'Expression. Il souligne que "si cette explosion de violence aurait eu pour origine le film insultant (...)" il ne faut cependant pas oublier que son déclanchement est intervenu "le jour de la célébration du 11e anniversaire du 11 Septembre 2001 (...). Fait anodin ou coïncidence? Il n'en reste pas moins que cette attaque contre une institution américaine ce jour précisément, induit nombre de questionnements». Une théorie de l'instrumentalisation de ce film pour justifier des actes violents déjà en prépation bien avant qu'il soit rendu public de plus en plus en vogue également du côté de Washington.






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