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darkwave - 06/12/13

La darkwave de Dead Can Dance réveille les morts

Un reportage de Gianni Collot

Quelques gouttes de goth, une pincée de carillons indiens, une dose de beats papous et une louche de contralto gaélique : Dead Can Dance fait danser les morts.

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Quatorze ans après la dissolution du groupe, Dead Can Dance se reforme. Avec un nouvel album et une tournée sold-out partout dans le monde, ces morts sont décidément bien vivants!

Brendan Perry
"Je voulais un nom qui puisse nous suivre tout au long de notre vie. Plutôt que de trouver quelque chose d’abstrait, j’ai essayé de jouer avec l’idée d’un nom qui décrit le processus de la création de façon alchimique. Ces composants comme la mort, ou l’inanimé pour être plus précis, les choses inanimées sont opposées à des mots d’action comme Can, "pouvoir" et Dance "danser" qui représente une force de vie. C’est une façon d’expliquer qu’avec l’art on donne la vie aux choses inanimées."



Pour Lisa, tout commence à Melbourne, en Australie, par un brassage ethnique qui va marquer toute sa carrière. Née en 61 de parents immigrés Irlandais, elle grandit dans un quartier essentiellement composé de migrants turcs, grecs ou chinois.
 
Brendan Perry, lui, est né à Londres en 59. Mais très vite sa famille déménage à Auckland en Nouvelle-Zélande. Adolescent, il apprend à jouer de la guitare, mais tire la langue devant les interminables solos des groupes de l’époque. Quand le punk débarque en Nouvelle-Zélande en 77, c'est une libération pour Brendan, 18 ans, qui y plonge à corps perdu. Dans sa ville, un groupe sort du lot : The Scavengers, les Charognards. En 80, il donne l'un de ses derniers concerts avec les Scavengers. Après le set, il croise une punkette venue de Melbourne : Lisa !
 
>> Bonus web : Lisa tells her first impression of Brendan



Brendan et Lisa ne vont plus se quitter, sur scène comme à la ville. En 81, Brendan déménage à Melbourne et y forme les Dead Can Dance. Au début, histoire de ne pas tout mélanger, Lisa se tient à l'écart du groupe. Mais ça ne les empêche pas de faire des boeufs à la maison.
Lisa rejoint le groupe. Dès ce premier single des Dead Can Dance en plein post-punk, le couple impose un univers éthéré et sombre qui leur vaut la réputation de "gothique". C'est pas la tasse de thé de Brendan qui fuit les étiquettes comme la peste.
 
>> Bonus web : Brendan speaks about their medieval influences



En 82, le couple déménage à Londres et signe avec le label de Bauhaus, de Birthday Party et de Cocteau Twins, 4AD.
Pendant dix ans, la musique de Dead Can Dance reste confidentielle. Mais en 92, le groupe participe au film Baraka, un long-métrage sans acteurs ni dialogues, tourné en 70mm dans cent cinquante deux endroits et vingt trois pays différents. Pour Dead Can Dance, l’un des rares groupes sélectionné pour écrire sa BO, l'heure de gloire a sonné. Lisa y impose un instrument rare sur ces sons atmosphériques : le piano à bretelles !
 
En 2000, c'est le réalisateur Ridley Scott qui choisit un morceau des Dead Can Dance pour son péplum "Gladiator". Grace à lui, le groupe devient la coqueluche d’Hollywood, pour lequel ils écriront plus d'une dizaine de B.O. Mais c’est surtout la voix de Lisa qui enchante tout le monde. Étrange, car elle n’a jamais chanté en anglais, préférant depuis toujours une langue inventée quand elle était bébé.


Caméraman : Diego Monet
Ingénieur du son : Bruno Banqui

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vendredi, 28 décembre 2012 à 03:35
Pas de rediffusion
(France, 2012, 52mn)
ARTE F

Edité le : 19-12-12
Dernière mise à jour le : 06-12-13