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Les moissons du futur

Après "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien", Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l'agroécologie aux quatre coins du globe. Un film plein d'espoir sur les solutions possibles à la crise alimentaire.

> Kenya

Les moissons du futur

Après "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien", Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l'agroécologie aux quatre coins du globe. Un film (...)

Le touriste curieux - sans doute venu pour visiter les fameuses réserves animalières - trouvera au Kenya la caricature du développement agricole selon le credo mondial-libéral.

En exploitant ses « avantages comparatifs » que sont le climat et le prix de la main d’œuvre, le pays est devenu leader sur le marché des fleurs coupées, exportées par avion frigorifique vers l’Union Européenne, dont elles dopent le commerce pour le plus grand profit des firmes détentrices des brevets sur les variétés en vogue. L’horticulture kenyane rejoint ainsi le thé et le café kenyans au palmarès des exportations agricoles, un secteur dominé par les vastes exploitations installées sur les meilleures terres, fortes consommatrices d’eau et d’intrants. Au même moment, la myriade des petits paysans peine à nourrir les populations locales – dont eux-mêmes au premier chef : le prétexte des conflits interethniques et des calamités climatiques cache mal les causes socio-économiques des émeutes et de la sous-alimentation. Pourtant, je ne suis pas au Kenya pour dénoncer mais pour illustrer une réussite méconnue : en quelques années, 50 000 paysans ont adopté le push pull (voir la vidéo), une technologie biologique de lutte contre les parasites du maïs, qui pour son malheur, ne rapporte pas un sou aux marchands de pesticides.





Les enjeux

Bio contre bio

jeudi, 08 novembre à 14h10

« La toxicité des pesticides est élevée, envers les consommateurs des productions agricoles comme envers les agriculteurs eux-mêmes. »

C'est avec ce constat simple, mais presque tabou, que l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA) introduit la lutte biologique contre les parasites agricoles, une alternative prometteuse aux solutions chimiques.