De la terrasse naturelle, à 40 m au-dessus du fond de la vallée, le panorama est magique : une bande d’un vert saturé, parsemée des ruines d’anciens bâtiments de terre, fermée au nord par une longue falaise de conglomérats rouge-brun, se détache sur les montagnes à l’arrière-plan.A la grande époque de la route de la soie, les chemins empruntés par les voyageurs et les caravaniers qui reliaient le bassin méditerranéen et la Chine se croisaient à Bamiyan. La vallée était en outre un lieu de passage important entre l’Inde et les plaques tournantes commerciales de l’Asie centrale, notamment Samarkand.
Grâce à des taxes élevées et des droits de douane exorbitants, les souverains locaux purent ériger une somptueuse résidence royale et un vaste complexe monacal. Les colossales statuaires bouddhiques étaient plus qu’une profession de foi, elles étaient un symbole de richesse et de puissance visible de très loin.Il faut 8 à 10 heures pour rallier Bamiyan au départ de Kaboul en 4 x 4 (véhicule tout-terrain obligatoire !).
L’anglais ne permettant guère de se faire comprendre, il est vivement conseillé de s’assurer les services d’un interprète. La route franchit le col de Shibar à 2 987 mètres d’altitude, fermé d’octobre à mars à cause de la neige. La dernière partie de la route longe une rivière, le Ghorband. Deux hôtels, certes peu confortables mais avec une vue imprenable sur les bouddhas, sont ouverts sur le haut plateau de Bamiyan. Dans le bazar de Bamiyan, d’innombrables maisons de thé servent le plat traditionnel afghan, kebab et riz (kebab et palau).
La meilleure époque de l’année pour s’y rendre est juin-septembre. La population de Bamiyan appartient à l’ethnie des Hazara, une minorité chiite (la population afghane est majoritairement sunnite), qui descend des Mongols et des turkmènes. Hazara signifie « mille » et renvoie à l’organisation de l’armée de Gengis Khan. Considérés comme les descendants des hordes sauvages des princes mongols, ils n’ont jamais été intégrés. Ils représentent 19 % de la population afghane et sont principalement établis sur le haut plateau central de l’Afghanistan, le Hazarajat. Les Hazaras vivent traditionnellement de l’agriculture et de l’élevage. Boucs émissaires du régime des Taliban majoritairement pachtouns, beaucoup sont devenus ouvriers dans les villes après la guerre.
Astuce : Pour tout savoir ou presque avant de partir en Afghanistan, lire le guide en ligne « Kabul Caravan ».
www.kabulcaravan






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