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François Truffaut- un portrait

Vingt ans après sa mort, portrait de Truffaut par lui-même à travers des images de tournage, des entretiens…

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François Truffaut- un portrait

Vingt ans après sa mort, portrait de Truffaut par lui-même à travers des images de tournage, des entretiens…

François Truffaut- un portrait

Thema : François Truffaut

Fahrenheit 451

Jeudi 11 novembre 2004 à 20.45


Synopsis

Dans un pays indéterminé, à une époque indéfinie, les livres sont strictement interdits et brûlés. Selon les autorités, « lire empêche d’être heureux ». Pour anéantir définitivement ce fléau, la brigade des pompiers traquent sans fléchir les réfractaires, détenteurs d’ouvrages écrits. Leur mission : réduire en cendres ces symboles de désordre et de désunion. L’un d’eux, Guy Montag, exerce avec zèle sa profession, convaincu jusqu’ici du bien-fondé de son action. Sa rencontre avec Clarisse, une jeune institutrice amoureuse des livres sème le doute dans son esprit. Peu à peu, il s’interroge sur sa vie, son métier, ses certitudes… Il cède alors à la tentation et ouvre un livre. C’est l’engrenage. Montag dévore avec boulimie les fruits défendus. Eveillé d’un long sommeil, il entre en résistance contre cette société totalitaire et ses « brûleurs de livres ».

fahrenheit1.jpg.imageDataFilm de François Truffaut
( Grande-Bretagne, 1966, VOSTF)
D’après le roman de Ray Bradbury « Fahrenheit 451 »
Scénario : François Truffaut et Jean-Louis Richard
Avec : Oskar Werner ( Montag ), Julie Christie ( Linda / Clarisse), Cyril Cusack ( le Capitaine), Anton Diffring (Fabian)
Image : Nicholas Roeg
Montage : Thom Noble
Musique : Bernard Herrmann
Producteur : Lewis M. Allen
Production : Vineyard Films LTD


Quand les livres meurent

Adapté du roman éponyme de Ray Bradbury ( paru en 1953, en plein maccarthysme), Fahrenheit 451 restera comme l’unique incursion de François Truffaut dans la science-fiction. Le cinéaste n’appréciait guère le genre mais aimait passionnément les livres. Convaincu par le thème d’une œuvre où le livre devient le dernier rempart d’une civilisation endoctrinée, Truffaut, après de nombreuses difficultés de production, finit par tourner le film en Grande-Bretagne avec une distribution anglaise. « Il s’agit de traiter une histoire fantastique avec familiarité, en rendant banales les scènes trop étranges et anormales les scènes quotidiennes » confiait le réalisateur aux Cahiers du Cinéma.

fahrenheit3.jpg.imageDataAinsi sa caméra nous transporte subtilement « ailleurs » sans pour autant nous dépayser. Dans cette atmosphère à mi-chemin entre réel et irréel, seuls quelques gadgets (l’aérotrain, l’écran mur, la caserne…) introduisent discrètement l’étrangeté futuriste. C’est aussi la première fois que le cinéaste utilise la couleur, donnant ainsi aux scènes d’autodafés, où les livres souffrent et se tordent dans les flammes, une intensité particulière. Sur fond de musique « hitchcockienne », composée par Bernard Herrmann ( auteur favori du grand maître de l’intrigue), Truffaut parvient à créer une tension et à nous tenir en haleine jusqu’à au dénouement, magistral, de ce conte philosophique : entré en résistance, Montag, rejoint le groupe des « hommes livres » qui perpétuent la mémoire du monde, en apprenant par cœur les ouvrages interdits et en les transmettant inlassablement.

fahrenheit2.jpg.imageDataUne ruse sublime ! Véritable plaidoyer pour la résistance et contre toutes formes de tyrannies, le film est avant tout un hommage aux livres et à la liberté de les lire. Si on y retrouve les thèmes chers au cinéaste ( l’univers des enfants, les rapports de couple…), Fahrenheit 451 reste une oeuvre à part dans la filmographie de François Truffaut. Quant au roman de Bradbury, son titre inspira également Michaël Moore et son Fahrenheit 9/11, preuve que le danger d’une pensée unique a changé de forme mais existe toujours.

« 451, c’est la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume »
« Réduire en cendres et brûler les cendres : notre slogan ! » déclare Montag

Edité le : 24-09-04
Dernière mise à jour le : 06-10-04


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