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Cinéma TRASH

À partir du mois de janvier 2010, le cinéma « Trash » revient ! En attendant vous pouvez toujours consulter nos dévéloppements sur ces films "pas comme les (...)

Cinéma TRASH

Le retour des morts vivants

Jeudi, 20 avril 2006 à 00h30


Pratiques sataniques, chevaux démoniaques, morts vivants assoiffés du sang des vierges... Après La révolte des morts vivants, deuxième volet de la tétralogie des templiers d'Amando de Ossorio.


(Espagne, Portugal, 1973, 78mn)
ARD
Réalisateur: Amando de Ossorio
Auteur: Amando de Ossorio
Image: Miguel Fernández Mila
Musique: Antón García Abril
Montage: José Antonio Rojo
Production: Ancla Century Films
Producteur: Ramón Plana
Avec: Tony Kendall, Fernando Sancho, Esperanza Roy, Frank Braña , Lone Fleming

Il y a cinq cents ans, les chevaliers de l'ordre du Temple furent énucléés avant d'être brûlés pour hérésie, afin d'empêcher leurs âmes de retrouver le monde des vivants. Les habitants de Berzano commémorent l'anniversaire de ce terrible châtiment. Les villageois dansent et boivent. Murdo, l'idiot du village, est chahuté par les enfants. Le maire, sa secrétaire Vivian et Howard accueillent Jack Marlowe, l'artificier. Tandis que Jack et Vivian s'isolent, Murdo erre dans le cimetière où il pressent le réveil des morts. En effet, les templiers équipés de leurs épées et de leurs chevaux ne tardent pas à sortir de terre. Ils sont aveugles mais ils perçoivent les moindres battements du coeur humain...

Nanar anthologique
Dans les années 70, en pleine période franquiste, le cinéma fantastique espagnol connaît son âge d'or. La censure du régime exige seulement, semble-t-il, que l'intrigue se déroule hors du pays. Comme La révolte des morts vivants, le premier film de sa "tétralogie des templiers" (diffusé par ARTE le 13 avril), Amando de Ossorio situe Le retour des morts vivants au Portugal. Pour ce deuxième volet, le réalisateur réutilise les mêmes décors de ruines et certaines images du premier film. Mais cette suite, réalisée trois ans après, est nettement différente. Les morts vivants, dont les traits évoquent autant des momies que des squelettes, apparaissent dès les premiers plans pour ne retourner sous terre qu'à la dernière scène. Leur omniprésence, loin de faire peur, souligne l'économie de série B dans laquelle fut tourné le film, et les morts semblent tout droit sortis d'un train fantôme de foire. Par ailleurs, de Ossorio, dans le premier volet, concentrait l'action sur trois personnages ; ici, il met en scène, sur le mode du vaudeville, de nombreux caractères folkloriques. Cette évolution dans la surenchère et le pittoresque apparait comme un changement de nature à l'intérieur de la tétralogie. Alors que La révolte des morts vivants était une oeuvre de poésie pure, Le retour des morts vivants est un vrai nanar, à savourer au second degré comme un canular.


Si vous avez aimé “La révolte des morts vivants (“The blind dead”) et “Le retour des morts vivants” (“The return of the blind dead”), notamment pour l’usage compulsif qu’Amando de Ossorio y fait des zoom/dé-zoom et autres mouvements de caméra enthousiastes, allez faire un tour du côté des œuvres de son compatriote, l’inénarrable Jesus Franco.

Edité le : 24-02-06
Dernière mise à jour le : 10-04-06


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