
ARD © ARD/Degeto
Monrak transistor
Mercredi, 7 juin 2006 à 22:40
Rediffusion : 18.06.2006 à 00:40
(Thailande, 2002, 115mn) ARD
Réalisateur: Pen-Ek Ratanaruang
Auteur: Pen-Ek Ratanaruang
Image: Chankit Chamnivikaipong
Musique: Amornbhong Methakunavudh, Chartchai Pongprapapan
Montage: Patamanadda Yukol
Production: Cinemasia
Producteur: Duangkamol Limcharoen, Nonzee Nimibutr
Avec: Supakorn Kitsuwon, Siriyakorn Pukkavesh , Black Phomtong, Somlek Sakdikul , Porntip Papanai , Ampon Rattanawong , Prasit Wongrakthai , Chartchai Hamnuansak , Ackarat Nitipol , Sawang Rodnuch , Chanikan Pocharat, Baworanrit Chantasakda , Jakra Rujiwanich
Pèn est allongé dans une cellule les fesses à l'air. Un gardien de prison entreprend de nous raconter ses aventures : un soir, lors d'une fête de village, Pèn monte sur scène pour déclarer son amour à sa dulcinée, Sadao. Les saisons passent. Malgré les admonestations du père de Sadao, les deux amants prolongent leur batifolage et finissent par s'épouser. En guise de cadeau de mariage, Pèn offre un transistor à l'élue de son coeur. Quelques mois plus tard, Sadao est enceinte. C'est alors que Pèn reçoit une convocation pour effectuer son service militaire et partir à la guerre. La romance prend fin et le cauchemar commence...
Amour thaï extra large
Découvrir Monrak transistor, c'est se laisser entraîner dans un monde inattendu. Géographiquement, ce drame chanté trouve sa place quelque part entre le cinéma de Bollywood (pour l'enivrement) et celui de Jacques Demy (pour l'inspiration), entre les mélodrames noirs et lumineux d'Aki Kaurismaki et les romances à la guimauve du cinéma thaï des années 60. Le mot monrak - littéralement "charme" - évoque d'ailleurs les grands classiques du cinéma populaire thaï tels que Monrak louk thoung, de Jaran Promrangsri. Au début, nous sommes happés par l'histoire - celle, toujours délicieuse, d'un amour en train de naître - et par son traitement original, sa stylisation rétro et énergique.
À tel point que l'apparition, au bout d'une dizaine de minutes, du générique et du narrateur - le gardien de prison - nous rappelle par surprise à la réalité. Car la romance de l'apprenti chanteur et de la belle paysanne appartient définitivement au passé. Commence alors un récit initiatique savamment dosé, sucré et salé, suave et sec, sérieux et potache, un brin scato, en un mot inclassable. Depuis ce film singulier, Pen-ek Ratanaruang a réalisé l'envoûtant Last life in the universe. Son dernier film, Vagues invisibles, sort en France le 12 juillet prochain.
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Monrak Transistor
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