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ARTE et moi
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Note du réalisateur
Antoine Le Bos, réalisateur de Parties fait le point sur l’avancement de son film.
En mai, une première étape de montage image avec Annick Hurst nous a permis d’établir une sorte de base, sur laquelle le travail du son et des effets spéciaux pouvait commencer.
En juin, une première étape de création de sons (avec Emmanuel Augeard côté manipulation de sons seuls, et Leon Milo,compositeur travaillant à la création de "matières sonores musicales") nous a permis de tenter avec Emmanuel un premier essai de montage du son. Ce premier pas nous a permis de valider des directions de recherche, notamment un travail de sampling de voix de femmes que Léon Milo retraite à l’aide de logiciels de l’I.R.C.A.M.

Photos Eve Petermann
Du 15 juin au 15 août, Guillaume Parent, Mathieu Cassegrain et Christophe Huchet ont pu lancer le premier tronçon du chantier des effets spéciaux. Guillaume assurant les points de jonction et la supervision du
travail, approvisionnant les graphistes-truqueurs en images numérisées (grâce au support technique de Télétota), pendant que Mathieu et Christophe avancent sur leurs stations de travail "home-made" sur After Effect.L’essentiel est poureux d’expérimenter un travail sur les matières (matières mi-organiques, mi-fantasmées, matières suggérant des métamorphoses mentales...), afin de pouvoir valider les options de recherches lors du deuxième round de montage image que nous allons
démarrer le 15 août avec Annick Hurst. Idéalement, une fois ces options validées (ou non...) par le montage, les effets spéciaux numériques entreront dans une phase de finition (la plus longue...).
Ce deuxième round de montage nous permettra de valider définitivement les principales options de structure du récit, pour lesquelles nous avions besoin d’avoir une idée précise de la pertinence visuelle des séquences utilisant des effets spéciaux. Au passage, ce deuxième round permettra d’essayer sur l’image les nouvelles options de "sons musicaux" mises en place par Léon Milo, lequel est en plein boulot en ce moment, entre deux pièces pour l’IRCAM...
Photos Eve Petermann
Point sur la post-production
au 15 septembre 2000 Une dizaine de jours de montage à la mi-aôut ont permis à Annick Hurst de valider définitivement la structure du film et les principales options d’effets spéciaux servant de charnières narratives. Le montage image peut donc être considéré comme définitif, aux ajustements près que pourront générer les effets spéciaux définitifs lors de leur ntégration. Les sus-dits effets seront livrés fin septembre par Guillaume Parent, Mathieu Cassegrain et Christophe Huchet, qui ont pu voir pour la première fois fin aôut leurs différentes pistes de travail et élucubrations intégrées à la dynamique du récit. Le mois de septembre est pour eux consacré à un travail d’approfondissement sur les options d’effets validées par le montage.
Octobre sera (idéalement...) consacré aux pures finitions (et pas des moindres : les traces de prothèses du faux crâne et faux entrejambe du comédien dans l’eau devront être effacées image par image pour toute la fin du film (à raison de 25 images par seconde...). Mi- octobre aura lieu la conformation du film en régie vidéo (notre master étant désormais en support béta numérique, pour les images tournées en DV comme pour celles tournées en 35mm), ce qui induit que toutes les longueurs de plans devront être considérées comme définitives. Seul un travail sur la matière de l’image restera possible (et nécessaire!) après conformation, à savoir...
Étalonnage numérique « tape to tape » avec Antoine Héberlé (Chef op.)
et Pascal Bousquet aux manettes (Télétota)
Derniers nettoyages et traitement, i.e. ajustement du travail sur le flou,
le grain, et optimisation du support vidéo pour préparer le kinéscopage final,
le tout sous la houlette experte de Guillaume Parent chez Télétota.
Le montage image étant désormais « stabilisé », le travail définitif sur le son peut donc démarrer (nous disposions déjà d’une prémaquette due à la recherche préalable d’Emmanuel Augeard et Leon Milo), intégrant au passage le travail de post-synchro et de bruitage (le tout prévu début novembre chez Auditel, une fois les dernières retouches d’effets spéciaux intégrées au montage image). La particularité du projet
et les conditions de tournage nous avaient en effet poussés à éviter toute prise de son en studio. Mi-novembre verra la dernière session de montage son sur DD1500, intégrant les créations de matières sonores d’Emmanuel Augeard et Leon Milo. Le tout devra être prêt pour le mixage chez Auditel fin novembre...
En résumé, tout ce travail est extrêmement long, mais nous sommes très heureux d’avoir procédé en trois étapes successives de montage image: ceci nous a permis de mettre en branle une mécanique de recherche (et non d’exécution...), dans laquelle tous les principaux corps de métiers liés à la post-production ont pu participer à part entière au processus créatif.
Antoine Le Bos, le 15 septembre 2000.
Edité le : 28-04-04
Dernière mise à jour le : 01-12-00