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Colfax (Real Audio, 2'21")
Prophet (Real Audio, 3'59")
Principles Of Geometry, déjà auteur d’un très joli album électro-rétro éponyme sur le label Tigersushi, met de la poussière d’étoiles sur les dance-floors avec “Lazare”, disque où se côtoient, entre autres, des femmes nues (sur la pochette très baba) et des rappeurs américains (aux lyrics)… Moments remuants ou en apesanteur s’alternent : des titres comme “Titan” ou “Prophet” (comme son nom l’indique) anticipent sur ce que pourrait être la musique pour pistes de danse dans le futur, d’autres morceaux comme “Colfax” ou “Akeshore” sont de parfaites bandes-son pour d’éventuels cosmic-trips.La musique synthétique et analogique de Principles Of Geometry a su séduire le barde extravagant et barbu Sébastien Tellier, les pointures du label US Def Jux, Vast Aire du combo new-yorkais Cannibal OX ou encore Hangar 18. Tous ces joyeux lurons posent leurs voix sur les compositions d’un duo largement inspiré par les jingles des VHS de son enfance, les fictions SF de John Carpenter, ou par l’électro des labels anglais Warp et Skam.
Quelques questions à Principles Of Geometry
Les visuels de vos albums sont très bucoliques…
Nous trouvons que ces photos résument parfaitement l'image que nous nous faisons de notre musique.
D’où vient votre passion pour les machines et la géométrie ?
Pour résumer cette vaste question, il ne s'agit pas d'une passion. Que ce soit machines, langage binaire ou géométrie, il s'agit ici d'un besoin. Un excellent support cathartique. Un idéal pour nous.
Quelles ont été les découvertes musicales déterminantes pour vous ?
Tout d'abord, les musiques de films de toutes sortes. Nous conservons un souvenir marquant de notre enfance lorsque nous regardions le jingle des vidéos Proserpine, tout comme certaines productions de films zombiesques La musique de John Carpenter fut une révélation, bien qu'il devienne une référence pour beaucoup de gens. L'addition de sa musique et de ses images nous semble parfaite. Étonnamment, il y a aussi la musique classique… lorsqu’elle ne relève pas de la "dorure mozartienne”.
On évoque souvent la science-fiction à propos de votre musique…
La SF et les films d'horreurs ont pris une grande place dans nos vies. Nous avons tellement regardé les films de Carpenter, qu'ils ne sont plus seulement des souvenirs cinématographiques, mais des souvenirs tout court. Avec, en numéro un, “Escape from New York“ : une espèce d'action dans la lenteur, une synthèse parfaite de la musique et de l'image. Nous aimions aussi beaucoup "New York ne répond plus" de Robert Clouse, sans l'avoir revu depuis des années. La ville en abandon est un aspect que nous apprécions beaucoup. Nous avons d'ailleurs abordé ce thème dans l'un de nos titres.
Sébastien Tellier intervient sur votre dernier album…
Nous l'avons rencontré en Colombie quand il y habitait. Il nous a initiés à la chasse à blanc, un sport exempt de compétition… "A Mountain for President" n'existerait pas sans Sébastien.
Votre nouveau disque est plus dense, plus riche que le premier…
C'est la vie qui nous a dicté ce disque, simplement.







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