Qu’un extrait d’une minute laisse à penser que quiconque puisse étaler des thèses racistes sans recevoir de contradiction, cela m’indigne, mais c’est l’essence, l’objet et les limites du zapping. En revanche, qu’un invité soupçonne que ses propos puissent être tronqués à dessein me blesse d’avantage.
Enlevés les temps de mise en place, (l’enregistrement des plateaux d’Isabelle, l’installation du public etdes invités, l’essai des oreillettes pour les traductions franco-allemandes,…)reste effectivement, dans la durée même du débat, une petite partie à raboter. Passées les redites, redondances, chevauchements de paroles intraduisibles et petits enlisements circonstanciels, nous mettons beaucoup de soin à ne pas dénaturer la substance du débat.
Et si ma mémoire est bonne, dans les jours qui ont suivi la diffusion de ce programme, (Jeudi 13 nov, à minuit) personne, aucun des invités, ne s’est offusqué de voir ses propos déformés, tronqués, ou injustement raccourcis. Et si ma mémoire est bonne, ce débat laisse encore à mon souvenir (subjectif, forcément) l’impression exactement inverse. Eric Zemmour a trouvé face à lui des contradicteurs pugnaces, avec des arguments construits, intelligibles et profonds.
Mais pour lever toute ambiguité, et permettre à chacun de se faire une opinion, profitons de la mémoire colossale des disques durs du net pour mettre en ligne, in extenso, « Demain, Tous métis »,
J’ajoute également que nous travaillons en ce moment avec Isabelle Giordano, Christophe Lancelotti et l’équipe éditoriale d’Arte, sur la prochaine émission. Elle abordera les questions que posent le nationalisme et l’extrème droite, en France et en Allemagne, et que ce thème a été décidé, en réunion de programme, bien avant les soubresauts du zapping Zemmour.
Producteur de Paris-Berlin








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