Ils la consommaient crue en grande quantité. On raconte que l’empereur Vitellius en mangeait jusqu’à 1200 par jour. Tout servait dans l’huître même sa coquille jadis utilisée dans les assemblées. Pourtant au premier abord l’huître n’a l’air de rien. Accrochée au rocher qui l’a vu naître, emprisonnée dans sa coquille de nacre, l’huître ne voit pas, ne sent pas et n’entend pas. Elle n’aime ni les grands froids ni les coups de chaleur. Côté sexualité, l’huître a bien une petite particularité : ce mollusque est hermaphrodite, selon son âge il change de sexe. C’est peut-être pour cette raison que les hommes lui ont prêté des qualités aphrodisiaques inégalées, qui laissent néanmoins les savants perplexes. Si pendant le Moyen Âge les hommes dégustaient les huîtres cuites, en civet, ou en pâté, aujourd’hui nous les mangeons le plus souvent crues. Alors pour vérifier sa fraîcheur on vient la titiller d’un léger filet de citron. Si elle se recroqueville, c’est bon ! D’autres préfèrent la chatouiller d’une sauce à base de vinaigre et d’échalote fraîche. Mais pour les véritables connaisseurs, le mieux est encore de la manger nature pour apprécier toute sa saveur. L’huître est devenue inséparable des festivités du réveillon. Nature, en brochette, en gratin ou en soupe, chacun trouvera comment la cuisiner pour étonner ses invités. Anne-Sophie Levy Chambon
Livre :
L’huître, de Nicolas de La Casinière (Editions Aubanel)
ISBN: 2700603893
Lien :Le goupe Atlantys






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